Le sucre, c’est du sucre
Mardi matin, dans la Presse, un article un peu étrange montrant encore une fois le piètre état du journalisme le moindrement scientifique.
L’article commence en nous parlant de Janette Bertrand, supposément une ex-junkie du sucre. Beaucoup de gens disent que le sucre est pour eux une drogue. Bizarrement, c’est toujours aux sucres raffinés qu’ils sont drogués et jamais aux glucides plus complexes. Pourtant une fois digéré, c’est la même chose. Je répète, les glucides, qu’ils viennent des cannes en bonbons, des cubes de sucre, du pain de grains entiers ou du quinoa, ont tous le même effet sur l’organisme une fois digérés. Ceci montre bien que la dépendance que certains ont au sucre est psychologique. Les sucreries, les gâteaux ou d’autres aliments au goût sucré doivent réconforter les personnes susceptibles. Tous ceux qui proposent des cures physiologiques pour « soigner » cette dépendance au sucre sont donc des bandits charlatans maudits bons vendeurs.
Une coach en alimentation (autrement dit, pas une nutritionniste) explique les méchants méfaits du sucre et combien il est important de se défaire de sa dépendance à cette substance toxique.
J’aimerais bien voir comment retirer les sucres de l’alimentation peut avoir des effets positifs sur le cerveau, sachant que le cerveau ne peut utiliser qu’une seule source d’énergie : les glucides.
Au passage, on nous explique aussi que l’alcool, c’est du sucre pur. Humm, c’est en fait l’inverse, l’alcool pur ne contient aucun sucre. À mesure que la fermentation fait augmenter le taux d’alcool d’une boisson, le taux de sucre diminue. Donc, dans votre rhum & coke, c’est le coke qui vous amène du sucre, pas le rhum. En fait, consommer de l’alcool fait même baisser le taux de sucre dans le sang des personnes diabétiques parce que le foie est tellement occupé à dégrader l’alcool qu’il ne fait plus son travail de stabilisation du taux de sucre.
Pour finir l’article, la coach en alimentation propose une belle recette sans sucre, mais pleine de glucides concentrés. Si dans votre gâteau, vous remplacez le sucre blanc par du miel, du sirop d’agave et des fruits séchés, vous avez quand même un dessert très sucré.
Manger moins de glucides, c’est souvent bénéfique pour la santé. Changer des sucres simples pour des sucres raffinés, donc manger moins de sucreries et plus de produits à grains entiers, a des avantages pour la santé. Mais changer du sucre blanc qui a l’air industriel contre du sucre raffiné qui a l’air naturel, ça change un peu le goût, ça fait du bien à la conscience, mais ça ne change rien à rien à la santé.
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J’ai été invité jeudi à commenter à LCN les premiers résultats de l’étude Diogenes. Il s’agit d’une étude menée dans 8 pays d’Europe dont l’objectif est de découvrir les liens entre la génétique, la diète et l’obésité. Pour y arriver, ce sont des familles qui sont recrutées, plutôt que simplement des individus. J’ai envie de dire que ce n’est pas si original : Claude Bouchard et Angelo Tremblay ont mené une étude au design semblable, l’étude des familles de Québec… en 1978.
Les premiers résultats qui ont été publiés portent sur les diètes qui prédisposent le moins au regain de poids après une diète amaigrissante. Les parents des familles recrutées étaient obèses et ont suivi une diète liquide très pauvre en calories (ne faites pas ça à la maison, ils étaient suivis de façon très serrée par une équipe médicale) afin de perdre rapidement (en 8 semaines) 8 % de leur poids de départ.
Une fois la perte de poids complétée, la vraie partie commence : comment ne pas reprendre le poids perdu? Les chercheurs ont assigné à chaque famille l’une des cinq diètes suivantes :
- Une diète pauvre en protéines et à index glycémique élevé
- Une diète pauvre en protéines et à faible index glycémique
- Une diète riche en protéines et à index glycémique élevé
- Une diète riche en protéines et à faible index glycémique
- Une diète se basant sur les recommandations nutritionnelles actuelles en Europe
Les diètes étaient enseignées par des diététistes qui offraient également du soutien pour la période de 6 mois pendant laquelle les familles étaient suivies. Il faut noter qu’aucune quantité d’aliments n’était prescrite. Chacun mangeait autant qu’il le désirait, à condition de respecter les caractéristiques de la diète assignée.
De ces diètes, c’est celle qui est riche en protéines et à faible index glycémique qui a conduit au plus faible regain de poids. Oh que je tombe en bas de ma chaise. Dans l’alimentation, deux types d’aliments agissent comme coupe-faim naturels, les aliments riches en protéines et les aliments riches en fibres. Alors, manger une diète modérément riche en protéines (la diète enseignée n’était pas exagérément riche en protéines, un peu plus que ce qui est suffisant), et choisir les versions plus riches en fibres permet de se contenter de plus petites quantités d’aliments.
Cette étude ramènera peut-être l’index glycémique au gout du jour. J’espère que ce ne sera pas le cas. Le concept d’index glycémique est complexe à la base. C’est le reflet de la capacité d’un aliment à faire augmenter la glycémie. Très intéressant en contexte de recherche, mais dans la vraie vie, c’est vraiment compliqué de déterminer l’index glycémique d’un aliment. Prenons l’exemple d’une pomme de terre. Crue, son index glycémique est bas. Cuite, il est élevé. Refroidie, il redescend, mais pas autant que lorsqu’elle était crue. Également, la façon de découper la pomme de terre a de l’influence sur l’index glycémique. Pour l’effet combiné des aliments qui composent un repas, c’est d’une complexité sans nom, puisque chaque aliment influe sur les autres.
C’est pourquoi j’aime simplifier l’index glycémique en quelques termes. Quand un aliment existe en version riche en fibres et faible en fibres, on choisit le plus riche en fibres. Du pain de grains entiers plutôt que du pain blanc, du riz brun au lieu du riz blanc. Entre un aliment nature et un autre transformé, on choisit le plus naturel. On mange des pommes au lieu de la compote de pommes, même non sucrée.
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Les prix Pomme 2010
Je suis nutritionniste (surprise!) et j’aime chialer contre les mauvaises pubs. Les Prix Pomme de l’ordre professionnel des diététistes du Québec, c’est donc un party pour moi chaque année. Depuis l’an passé, le public est aussi invité au party!
Vous êtes invités à vous rendre sur le site de Service Vie et à choisir la publicité qui devrait recevoir la Pomme dorée et celle qui devrait recevoir la Pomme gâtée. Attention, ce n’est pas un concours d’esthétisme, de créativité, de « oh que leur produit goûte bon » ou de « oh là là cette entreprise c’est le diable ».
L’idée est plutôt la suivante : récompenser par la Pomme dorée la publicité qui correspond le mieux aux valeurs prônées par les diététistes. On recherche donc une publicité qui a un message positif, qui fait la promotion de saines habitudes de vie, d’un régime équilibré et qui donne de l’information juste.
Pour la Pomme gâtée, et bien, c’est tout l’inverse. La méthodologie n’est pas parfaite, il faut choisir à partir de la même liste la Pomme dorée et la Pomme gâtée. Il serait probablement plus simple que le jury sélectionne une dizaine de finalistes pour la Pomme dorée et une autre dizaine pour la Pomme gâtée et qu’ils laissent le public sélectionner le gagnant et le perdant, comme l’an passé.
Ce concours va changer le visage de la pub au Québec. OK, peut-être pas, le but des pubs reste de vendre des cossins. Mais reste que l’an passé, une publicité imprimée créée par une agence dont le président est lui-même membre de l’OPDQ a reçu la Pomme gâtée. J’imagine qu’il y a eu un petit malaise le lendemain de l’annonce. Également, je sais que les gagnants se pètent les bretelles, peut-être pas auprès du grand public mais auprès des nutritionnistes.
Allez voter, mais n’oubliez pas que mon vote vaut trois fois le vôtre! C’est une initiative de mon ordre professionnel, alors le vote du public vaut 25 % de la note finale et celui des nutritionnistes vaut 75 %.
Je me rends compte que j’utilise indépendamment « nutritionniste » et « diététiste ». Je vous rappelle qu’au Québec, c’est synonyme.
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Deux diners de Coup Double
Ça faisait un bout que c’était annoncé, PFK a réussi à bâtir un sandwich sans pain. Du fromage, du bacon et de la sauce secrète emprisonnés entre deux morceaux de poulet frit. Cyberpresse a même demandé à des professeurs de nutrition ce qu’ils pensent du sandwich.
Et bien moi, j’y ai gouté. Deux fois.
Il y a un PFK directement en face d’où je travaille. Les collègues blaguaient qu’il faudrait bien que quelqu’un de notre organisation aille y goûter. Je me suis donc « sacrifié » le lundi de la sortie du fameux sandwich.
Le lendemain, Eric Samson, partenaire d’escapades de fast food, me fait signe parce qu’il tient à goûter au sandwich lui aussi. Comme en science, il faut qu’une expérience puisse être reproduite, Eric n’a pas eu à me tordre un bras fort fort pour que j’y retourne pour un deuxième diner. Rigueur!
À l’ouverture de la boîte, le sandwich est petit, pas mal plus que ce que laissait présumer l’affiche. Première bouchée, c’est pas spécialement graisseux pour du PFK, mais tout aussi salé que ce dont je me rappelais. C’est un peu fade, la sauce étant la seule chose goûteuse. Au fil du repas, même si le sandwich est petit, c’est lourd! Le sandwich apporte pratiquement la même quantité de calories qu’un Big Mac et pourtant il me semble que le sandwich de McDo se mange plus facilement.
Si la quantité de calories est la même, la quantité de sodium est follement plus élevée dans le Coup Double. À 1740 mg (pratiquement le maximum tolérable pour une journée, soit 2300 mg) pas de doute que mon après-midi a été consacré à des allers-retours pour remplir mon verre d’eau. Et à une laborieuse digestion.
Pour des raisons que je m’explique mal, le fromage n’est pas le même dans toutes les succursales. Sur Pie-IX, le sandwich était servi avec du fromage blanc, comme sur l’affiche. Par contre, sur Jarry, c’est du fromage orange qui était utilisé, et ce n’était pas une amélioration, loin de là.
Prédictions : le sandwich disparaîtra du marché canadien dans moins d’un an. Avant ça, il sera offert avec un choix de sauce, peut-être ranch et barbecue.
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Patates et surprises
Un nutritionniste dans un lancement de patates pilées en sachet? Oh oui, messieurs, dames, c’est en plein pour moi. Voici pourquoi :
Je n’achète à peu près jamais de patates. Peut-être que j’en ai trop mangé quand j’étais petit, mais un 10 lb de patate, je ne crois pas avoir déjà acheté ça. Mises à part 2-3 pommes de terre pour des patates au four avec un bout de viande, je ne suis pas un acheteur de tubercules à laver-éplucher-cuire-manger. Je suis d’une paresse sans bornes en cuisine.
Je vous ai déjà dit que j’ai travaillé en milieu hospitalier? Et que pendant un an j’ai TOUJOURS mangé à la cafétéria? Pour 4 $, un repas complet, de la soupe au dessert, rien à transporter, comment dire non à ça? Ok, je suis pas très difficile. Sachez que dans plusieurs hôpitaux, du moins dans ceux où j’ai travaillé, la purée de pommes de terre est faite de poudre venant de sacs d’une taille impressionnante. J’aime la texture parfaite de la purée faite de poudre.
La gang de InCuisin me promettait donc que j’allais pouvoir me bourrer dans les recettes à base de patates pilées conconctées par Chuck Hughes. J’embarque!
Première surprise, InCuisin ne fait pas que des patates pilées, ils font aussi du chou-fleur pilé, lequel devient un potage garni de chorizo, avec de l’huile de j’sais pas quoi. Menoume.
Deuxième demi-surprise, Chuck s’exprime très bien en français. J’avais un vague souvenir de l’avoir entendu en français, mais pas que c’était un tel animateur. La salle étant composée à 97 % de femmes, je pense qu’il a charmé son auditoire. Je ne peux pas croire qu’avec les 22 chaînes francophones qui proposent des émissions de bouffe, Chuck n’ait pas son émission en français.

Chuck et ses groupies. Vous remarquerez que je me suis maintenant greyé d'un smartphone. Ça veut dire une avalanche de mauvaises photos dans mes prochains billets.
Troisième surprise, faut cuisiner! L’équipe de la Guilde culinaire avait préparé les ingrédients nécessaires aux recettes à goûter, mais il fallait des volontaires pour en faire l’assemblage. C’est Eve Martel, qui depuis son passage à la télé sait cuisiner devant une foule, qui s’est lancée. Mon rôle était de bouffer. Et vous savez combien je suis compétent là-dedans.
Côté valeurs nutritionnelles, les purées InCuisin, ça ressemble plutôt à la purée de pommes de terre que faisait mon grand-père qu’à ce que je préparerais. Vous me connaissez, j’aurais aimé moins de sodium, et j’aurais probablement employé moins de beurre. Certains me diront que ça serait aussi moins bon au goût. Peut-être. Points bonis, la liste d’ingrédients ne contient rien qui demanderait un handbook de chimie, pas d’agent de conservation ou quoi que ce soit de louche.
Quatrième surprise, Isabelle Huot est venue faire un tour, et, présenté par son stagiaire (oui-oui UN futur nutritionniste, la compétition s’en vient), j’ai pu lui jaser un brin. Un crochet à mettre sur ma liste d’objectifs de carrière.
Classé dans:J'ai une vie excitante, Nouveaux produits | 4 Commentaires
Je lis beaucoup de nouvelles sur la nutrition. J’ai deux blogues à nourrir et je réponds aux questions des membres où je travaille, pas le choix de me tenir au courant de ce que le public lit et sait sur la nutrition.
Malheureusement, ça veut dire que je dois lire un tas de très mauvais articles. Au Québec, le journalisme scientifique (en dehors des journaux scientifiques lus par une minorité) on dirait que tout le monde s’en fout, alors on laisse des horreurs être publiées.
Deux exemples vus dans les dernières semaines :
Dans un quotidien que je lis en ligne, presque chaque jour, un mini article du genre :
Selon des chercheurs de [Insérez le nom d’une université américaine] la consommation de [Insérez le nom d’un nutriment/aliment] augmenterait/diminuerait les risques de [Insérez le nom d’un problème de santé fréquent].
[Résumé de 2 lignes du design experimental et des conclusions]
SOURCES: Medline, Eurekalert, The New York Times, BBC
Dans un magazinehebdomadaire à potins, pour matantes, culturel, une professionnelle de la santé résume
[Insérez le nom d’un fruit/légume/affaire granole] contient [Insérez tous les nutriments imaginables] ce qui réduirait les risques de [Insérez toutes les maladies imaginables].
Dans le cas du quotidien, bonne chance pour retrouver l’article d’où sont tirées ces conclusions floues. Dans les deux cas, pas de mise en contexte, aucun détail sur les quantités ou le contexte de consommation nécessaires pour obtenir l’effet mentionné. Je veux bien croire que l’espace donné à la couverture scientifique est mince, mais tant qu’à publier de l’information inutilisable, à quoi bon la publier?
Pourquoi je me fâche contre ces articles mal faits? Parce que je passe mes journées à écouter et conseiller des patients. Des patients qui souvent ont un bagage scientifique limité, mais qui s’intéressent à leur santé. Ils vont donc chercher de l’information dans les sections scientifiques de publications grand public. « Ces temps-ci, je mange beaucoup de ceci-celà, j’ai lu que c’était bon pour mon diabète ». J’ai donc la dure tâche d’expliquer que probablement que ça ne changera rien à la maladie et qu’au contraire, une consommation exagérée de l’élément en question risque au contraire de nuire à l’état de santé général. Ou alors de leur expliquer que d’ajouter un élément nutritif sain à un mode de vie peu recommandable risque d’avoir peu d’impact.
«Mais ils le disent dans le journal que c’est bon, ça doit être vrai ».
Ensuite, on se demande pourquoi la nutrition a un problème de crédibilité dans certains milieux.
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Trois campagnes pour ados
L’industrie de la mini-carotte s’est lancé dans une campagne de plusieurs millions dont l’idée centrale est de rapprocher le légume orange des cochonneries pour que les ados en consomment plus. On vend les mini-carottes à grand renfort de machines distributrices et de sachets semblables à ceux des Doritos. C’est Eric Samson qui me relaie l’info.
Le texte du New York Times sur les mini-carottes est ici.
On chiale souvent que les ados mangent mal, qu’ils préfèrent les cochonneries aux aliments sains.On vend de la crap aux ados… parce qu’ils mangent de la crap. En marketing, trop souvent on vise ceux qui achètent déjà le produit. Ainsi, au Québec, pour à peu près tous les produits alimentaires, ce sont les femmes qui sont visées parce que traditionnellement c’était elles qui étaient responsables des achats de bouffe.
Certaines entreprises de produit d’une qualité nutritionnelle discutable leur vendent leur salade avec des campagnes adaptées. Les produits sains, on les vend aux mamans, avec des campagnes gnangnan.
Je présume que les ados ne sont pas complètement cons. Ils savent que les aliments sains sont bons pour eux. Mais le marketing des produits sains leur fait la démonstration que ce n’est pass pour eux. Par contre, les marketeux de cochonneries les séduisent en leur montrant que le gras-sel-sucre-caféine, c’est en plein pour eux.
Que se passerait-il, si, pour vendre des produits sains, on s’adressait aux ados? En plus des pushers de carottes, au moins deux groupes l’ont essayé dernièrement.
Plus tôt cette année, ceux qui sont responsables de la commercialisation du brocoli ont lancé une campagne disjonctée faisant du brocoli un aliment miracle, rien de moins. J’ai vu les pubs à MTV Canada et le site web de la campagne est toujours en ligne.
Pour vendre le lait aux femmes adultes, au Québec, on a employé des chansons françaises, une grand-maman désagréable et maintenant un extra-terrestre/montre/trip d’acide bleu. Au Manitoba, on s’est probablement dit que les mamans achetaient déjà tout le lait qu’elles peuvent. Alors, on a préparé une autre campagne complètement folle, elle aussi diffusée sur MTV Canada (oui, je suis un ado attardé, j’ai les mêmes habitudes télévisuelles qu’eux). Le site web de la campagne est disponible ici.
Je ne suis pas dans le secret des dieux. Aucune idée des résultats de ces campagnes. Je ne sais pas si les jeunes manitobains chillent près du dépanneur en buvant des cartons de lait, ou si les Anglo-canadiens regardent Jersey Shore la bouche pleine de brocoli. Ça reste rafraichissant de voir que certains groupes pensent qu’on peut aussi vendre des produits sains aux ados. Encore faut-il s’adresser à eux.
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Hot-dog vs croquettes, la suite
J’ai reçu des tonnes de commentaires sur mon dernier billet me demandant de pousser l’analyse encore plus loin. (Ok, je mens, j’ai reçu deux commentaires, mais chacun avait beaucoup de poids).
J’ai donc ajouté les condiments habituellement servis avec les croquettes et avec les hot-dogs. Je suis resté dans les classiques, si vous voulez faire des combinaisons plus olé-olé, les données sont toutes là, amusez-vous.
Ensuite, on m’a demandé de montrer les valeurs par 100 g. Je vais être franc, je ne trouve pas que les valeurs par unité arbitraire sont d’une grande utilité. En effet, on mange un hot-dog, ou deux, ou douze, jamais 150 g de hot-dog. Dans ce cas-ci, pour clore le débat hot-dog vs croquettes, les données par 100 g ont peut-être leur utilité.
Alors, pour un hot-dog garni, les données sont les suivantes:
| g | calories | lipides | sodium | glucides | protéines | |
| (g) | (mg) | (g) | (g) | |||
| Moutarde | 10 | 3 | 0 | 60 | 0 | 0 |
| Ketchup | 10 | 10 | 0 | 110 | 3 | 0 |
| Relish | 10 | 15 | 0 | 80 | 4 | 0 |
| Hot-dog avec garnitures | 106 | 263 | 12 | 739 | 30 | 11 |
| Valeurs par 100 g | 100 | 249 | 11 | 698 | 29 | 10 |
Et pour 6 croquettes avec sauce :
| g | calories | lipides | sodium | glucides | protéines | |
| (g) | (mg) | (g) | (g) | |||
| Croquettes | ||||||
| Sauce BBQ (McDo) | 30 | 50 | 0 | 150 | 12 | 0 |
| Sauce aigre-douce (McDo) | 30 | 45 | 0 | 290 | 10 | 0 |
| Moyenne | 30 | 50 | 0 | 220 | 11 | 0 |
| 6 croquettes + sauce | 181 | 390 | 17 | 1210 | 39 | 20 |
| Valeurs par 100 g | 100 | 216 | 9 | 669 | 21 | 11 |
Alors, un hot-dog avec sauces, c’est mieux que 6 croquettes avec sauce, mais deux hot-dog, c’est moins bien.
Fin de cette analyse pertinente du seul nutritionniste spécialiste des cochonneries.
Classé dans:La question du public | 2 Commentaires
Cette semaine, sur twitter, deux twitteux s’obstinaient sur une question importante : un hot-dog, c’est moins mauvais que des croquettes de poulet, non? Il semble que je sois de facto l’expert en cochonneries, alors on m’a appelé à la rescousse.
La question n’était pas si évidente à répondre sans chercher un peu. Je me disais que les croquettes de poulet étaient frites en usine, mais faites de viande plutôt maigre. La saucisse à hot-dog, faite de viande plutôt grasse, m’apparaissait très salée. De plus, les saucisses comme la plupart des charcuteries contiennent des nitrites, lesquels sont à éviter à cause de leur potentiel cancérigène, à long terme.
Alors, après avoir fait le tour des bases de données et des fiches des produits des principales marques (définition de principales marques : marques qui me sont venues en tête cet après-midi) ma conclusion : une saucisse à hot-dog, ou 3 croquettes de poulet, c’est pas mal pareil. Sauf qu’une saucisse toute seule, c’est un peu triste. Trois croquettes, c’est pas assez. Pour une comparaison plus près de la vraie vie, j’ai ajouté l’équivalent d’un pain à hot-dog à la moyenne des saucisses, que j’ai comparé aux données pour 6 croquettes.
Pour le combat hot-dog contre croquettes de poulet, le champion est :
Le hot-dog! @curieuxmurray, tu avais raison. Mais vas-y mollo sur les hot-dogs, les nitrites, c’est mal!
Pour les fouineux, toutes mes données sont ici. Elles sont tirées de nutritiondata.com et des sites des fabricants de chaque marque.
| g | calories | lipides | sodium | glucides | protéines | |
| (g) | (mg) | (g) | (g) | |||
| Saucisse à hot dog | ||||||
| Base de données US | ||||||
| Saucisse pur bœuf | 45 | 147 | 14 | 461 | 1 | 5 |
| Saucisse porc et dinde | 45 | 147 | 13 | 445 | 1 | 5 |
| Saucisse bœuf et proc | 45 | 137 | 12 | 504 | 1 | 5 |
| Saucisse poulet | 45 | 100 | 7 | 380 | 1 | 7 |
| Saucisse sans viande | 70 | 163 | 10 | 330 | 5 | 14 |
| Lafleur | ||||||
| Authentic | 57 | 150 | 12 | 550 | 3 | 7 |
| Bar-b-q | 56 | 140 | 11 | 690 | 4 | 6 |
| Légère | 38 | 80 | 5 | 420 | 3 | 5 |
| Original | 38 | 90 | 7 | 450 | 3 | 4 |
| Tout bœuf | 38 | 90 | 7 | 490 | 3 | 4 |
| Hygrade | ||||||
| Saucisse fumée ordinaire | 38 | 90 | 7 | 320 | 2 | 5 |
| Saucisse fumée tout bœuf | 38 | 90 | 6 | 390 | 3 | 5 |
| Saucisse fumée BBQ | 56 | 130 | 10 | 470 | 3 | 8 |
| Maple Leaf | ||||||
| Top Dogs 100% Angus | 38 | 100 | 7 | 390 | 2 | 5 |
| Top Dogs Original | 38 | 110 | 10 | 330 | 1 | 5 |
| Top Dogs Original format BBQ | 56 | 160 | 14 | 480 | 1 | 8 |
| Top Dogs moins de sel | 38 | 90 | 7 | 200 | 2 | 5 |
| Moyenne | 46 | 118 | 9 | 429 | 2 | 6 |
| Avec pain | 96 | 248 | 12 | 659 | 26 | 11 |
| Croquettes de poulet | g | calories | lipides | sodium | glucides | protéines |
| Base de donnée américaine | (g) | (mg) | (g) | (g) | ||
| Croquettes de poulet | 50 | 148 | 10 | 280 | 7 | 8 |
| Schneiders | ||||||
| Pépites de dinde | 63 | 160 | 9 | 480 | 12 | 8 |
| Croquettes de poitrine de poulet | 63 | 150 | 8 | 550 | 11 | 8 |
| Pépites de poitrine de dinde | 63 | 174 | 8 | 440 | 18 | 8 |
| Croquetes de poulet | 63 | 160 | 9 | 480 | 12 | 8 |
| Flamingo | ||||||
| Croquettes de v.blanche de dindon | 104 | 230 | 13 | 570 | 15 | 13 |
| Bouchées de poulet BBQ | 90 | 200 | 9 | 650 | 17 | 12 |
| Bouchées de poulet Buffalo | 90 | 190 | 9 | 790 | 16 | 12 |
| Pépites de poitrine de poulet | 80 | 180 | 10 | 430 | 12 | 10 |
| Flamingo Nutrigo | ||||||
| Croquettes de poitrine de dindon | 75 | 120 | 3 | 350 | 14 | 11 |
| Croquettes de poitrine de poulet | 90 | 160 | 3 | 410 | 18 | 14 |
| Moyenne | 76 | 170 | 8 | 494 | 14 | 10 |
| Moyenne pour 6 | 151 | 340 | 17 | 987 | 28 | 20 |
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D’autres blogueurs qui ont couru
Visiblement, quand on court 10, 21 ou 42 km, on ne garde pas ça pour soi. Je vous propose quelques billets écrits par des amis qui sont passés à travers leur épreuve de dimanche.
Maxime St-Onge, ou Dr Kin, dans son style habituel, c’est à dire dans un billet interminable, se fâche un peu contre tous ces p’tits jos connaissants qu’il a croisé en chemin. http://drkin.com/2010/09/08/rumeurs-et-course-a-pied/
Geneviève Allard, ma “boss” sur Montréal Express, courrait son premier demi-marathon. Un beau témoignage qui va bien au delà des 21 km de dimanche. http://www.montrealexpress.ca
Geneviève Nadeau, une autre nutritionniste, courrait le 10. Il parait qu’on peut être girly et courir. http://nadeaunutrition.blogspot.com
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