Gain de poids de vacances

10sept11

Gagnez 16 lbs en un mois facilement, demandez-moi comment. Je pense que je vais m’imprimer des autocollants et macarons.

J’ai passé une semaine de mes vacances en Floride avec ma blonde, invités par ma belle-sœur et son mari à leur maison de Boynton Beach, au nord de Fort Lauderdale. Au retour, on blaguait sur le poids que j’avais gagné, parce que, pendant la semaine, j’ai mangé comme un Floridien, c’est-à-dire, beaucoup et tout le temps. D’un jeudi à l’autre, j’ai pris 4 lbs.

Comme nutritionniste, c’est évidemment à moi qu’est revenue la tâche de faire l’épicerie. En fait, j’ai plutôt crié « C’EST MOI QUI VA À L’ÉPICERIE! » dès qu’il manquait quoi que ce soit dans le frigo. J’aime ça, moi, les épiceries. Mes visites m’ont fait remarquer 3-4 choses. Je ne ferai pas le sociologue du dimanche et faire croire que ces observations expliquent tel ou tel problème des Américains. Si il y avait des punchs à la fin des phrases, ça serait un monologue de Seinfeld.

Le peu de compétition

Dans le coin où on était, aller au supermarché veut dire aller au Target, au Walmart ou au Publix. Du lot, seul Publix est un véritable supermarché, qui ne vend pas de Xbox, huile à moteur et vêtements pour toute la famille. Dans les villes aux alentours, sur les autoroutes, je n’ai pas remarqué une affiche, ou un camion d’une autre épicerie. Ici, on a au moins l’illusion de compétition avec les Super C, Métro, Loblaws, Maxi, et IGA…

En une semaine, je n’ai pas remarqué une boucherie, ni un marchand de fruit. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas, juste que si ils existent, ces commerces sont difficilement accessibles. Si j’habitais l’endroit, et que comme tout le monde je prenais les highways et les grands boulevards pour me rendre du travail à la maison, je fréquenterais probablement uniquement le Publix et le Target.

Les Supercenters, qui seront bientôt dans toutes les banlieues québécoises donnent lieu à des promotions croisées un peu surprenantes. Chez Target, à l’achat d’un sac de Doritos et du jeu pour consoles Madden 2010 on obtenait 10 $ de rabais. Chips et jeux vidéo, le secret d’une jeunesse en santé.

Enfin, la vague écolo ne semble pas avoir touché les supermarchés de la Floride. Ce que j’aurais mis dans 2 sacs réutilisables, le commis place tout ça dans une dizaine de sacs en plastiques. Un mini-melon : 2 sacs!

De la compétition là où on ne s’y attend pas

Le beau-frère et moi sommes descendus à Miami pour voir un match des Marlins. L’équipe est pourrie, ils annonçaient un orage (qui a finit par retarder le match de presque 2 h) alors on a pu acheter des billets pour presque rien. Plus d’argent à mettre sur la bière et les cochonneries! Un hot-dog dans un stade de balle, y’a rien de meilleur. Essayant d’être raisonnable (on venait de souper) j’ai choisi le plus petit hot-dog disponible, c’est-à-dire, le Jumbo Dog, avec une saucisse plus grosse que tout ce qu’on retrouve dans nos supermarchés. 100 % boeuf, plus gras et salé que tous les hot-dogs de Belle Province. Avoir été plus ambitieux, j’aurais pu y aller pour un hot-dog de 12 pouces, avec l’option de le recouvrir de chili et de sauce à nachos. Y’a des gens qui sortent du stade avec des brûlements d’estomac, je comprends pas pourquoi.

Aller voir un match de hockey ou football, au Québec, c’est souvent boire de la bière insipide et d’une seule marque. Au Dolphin stadium, les vendeurs de bière crient : « Bud Light, Coors Light, Miller Light, Heineken! ». Jamais de la vie au stade McGill, on nous laisserait l’option entre une Labatt Bleue ou une Molson Ex. En se promenant un peu dans le stade (et avec un match retardé par le déluge, on a le temps en masse), je suis tombé sur un kiosque qui proposait aussi de la Yuengling, de la Blue Moon (vendue ici sous le nom Rickard’s White) une autre blanche, 2 IPA et une noire. Au centre Bell, on a encore le choix entre la Molson Ex et la Molson M. Aussi, au Dolphin Stadium, toutes les bières sont le même prix. Ça me semblait une aubaine, à 7 $ le verre, jusqu’à ce que je retourne au supermarché. Un six-pack de Miller light coûte 6 $.

Une multitude de formats

Le même produit se vend en tellement de formats différents, c’est à en perdre la tête. Le Dr Pepper que je cherchais était disponible en canettes de 355 ml, en mini-canettes de 225 ml, en bouteilles de 355 ml, en bouteilles de 500 ml, en bouteilles de 710 ml et en 2 L. C’est finalement pour des canettes de 355 ml que j’ai opté, principalement parce qu’elles étaient cute. Maintenant, voici la démonstration que mon cerveau est un moron. 355 ml, c’est exactement la quantité d’une canette régulière. Une cannette régulière, c’est beaucoup de boisson gazeuse, habituellement, ma blonde et moi, on partage une canette. Le docteur Poivre met sa boisson dans une bouteille plutôt qu’une canette, et hop, j’en bois 3 dans une journée sans même y penser.

La salubrité!

Je sais que c’est pour se protéger d’éventuelles poursuites, mais j’ai toujours trouvé exagéré la petite ligne en bas des menus disant que manger de la viande pas suffisamment cuite peut être dangereux pour la santé. Cette fois-ci, un serveur m’a gentiment expliqué que le restaurant ne servait pas de steaks saignants « company’s policy ». Le fait est qu’en Floride, on peut conduire une moto sans casque, mais pas manger son steak trop saignant sans se faire faire la morale.

Le yogourt…

Je fais une consommation immodérée de yogourt, même en vacances. J’adore les yogourts américains. J’ai bien essayé d’en rapporter dans mes valises, mais parait que ça se transporte mal. Pourquoi je m’énerve autant pour des yogourts vendus sous les mêmes 2 marques qu’ici? 1) les formats : je mange généralement 2 pots de 100 g par occasion. Un, c’est pas assez, et 2, c’est un peu trop. Magie! Les pots américains font 170 g pour les unités et 115 g pour ceux vendus en multi-packs. 2) les saveurs : on m’a déjà dit qu’au Québec, ce qui se vend, c’est fraises et que toutes les saveurs un peu marginales sont des flops. Je me suis donc bourré la face de yogourts à la key lime pie, à la tarte au citron, à la crème à l’orange, à l’ananas épicé, au pina colada… Visiblement aux USA, on a pas peur des saveurs acidulées.

Enfin, un des fléaux sur nos tablettes, c’est l’espace pris par les yogourts sans gras, sans sucre. De l’eau gélatinée avec un peu de calcium, quoi. Même si aux USA, une grande proportion des yogourts  est sans gras (le reste étant 99 % fat free, ce qui sonne beaucoup mieux que 1 % de gras) je n’ai pas remarqué un seul yogourt sans sucre. Le sans gras, il y a toujours moyen de s’en accommoder. Les édulcorants, par contre, viennent trop souvent gâcher le gout des yogourts.

Si on revient à mon 4 lbs de gain, comment l’expliquer? Après ce billet, facile : juste trop de bouffe. Trop de calories liquides (bières, boissons gazeuses et sweet tea), finir tout ce qu’on me sert et diminution de l’activité physique. Tous les déplacements se font en voiture, toujours stationné à côté de la porte et des journées passée à profiter du soleil à la piscine ou à la plage… ça donne ce que ça donne.



2 réponses à “Gain de poids de vacances”

  1. 1 Gen

    4lbs? C’est bien parce que tu es un gars! ;)

    La majorité des filles auraient pris 10lbs de plus et ce, juste à cause de la rétention d’eau!

  2. 2 appel

    Si on revient à mon 4 lbs de gain, comment l’expliquer? Après ce billet, facile : juste trop de bouffe. Trop de calories liquides


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