Des fois, les planètes s’alignent pour me faire acheter quelque chose. J’avais jamais osé acheter un contenant de gruau à l’irlandaise. Mais dans la même semaine, le gruau a fait l’objet d’une chronique à l’Épicerie et il y avait un rabais fou sur le gruau à l’épicerie.

Premièrement, du gruau à l’irlandaise, de quessé? Ce n’est pas à base de patate ni arrosé de whiskey. Appelé en anglais « steel-cut » et étrangement nommé gruau coupe épointé sur le paquet que j’ai acheté, il s’agit seulement de grains d’avoines coupés en petits morceaux. Au lieu des petits flocons écrasés par des rouleaux ça donne des petits grains, gros comme la moitié d’un grain de riz environ.

Gruau à l'irlandaise, ou steel-cut ou coupe épointée

Le problème avec ce type de gruau, c’est qu’il est long à cuire. Habitués au gruau instantané… vous allez trouver ça long longtemps, c’est environ 25 à 30 minutes de mijotage si on suit les instructions du paquet.

Dans le reportage de l’Épicerie, un chercheur de l’institut de recherche et développement sur les aliments expliquait qu’on pouvait préparer le gruau à l’irlandaise au micro-ondes, en environ 20 minutes. J’ai donc essayé les deux méthodes. Récapitulatif de ma semaine :

Lundi : je sors la petite casserole, mesure l’eau, fait bouillir, mesure les grains, les fait cuire, mélange frénétiquement, et attend, et attend, et attend… ça gonfle, ça mousse, ça a l’air du yable, mais 30 minutes plus tard, mon gruau est prêt. Et c’est vraiment bon. Plus goûteux que celui en flocons, plus onctueux aussi, avec un peu de croquant quand on attrape des partie de l’écorce du grain Heureusement qu’en décembre le traffic est pas trop mal, un retard pour cause de gruau, je sais pas comment c’est vu au bureau.

Mardi, je me dis que si ils l’ont dit à L’Épicerie, ça doit être que c’est vrai, non? Je mesure mon eau et mon gruau et place tout ça dans un bol à céréales que je recouvre de saran wrap. Part le micro-ondes pour 18 minutes et continue ma routine du matin. Je reviens voir l’avancement de mon déjeuner. Dégât total, en gonflant, ça a fait décoller le saran wrap et mon gruau est maintenant en train de croûter sur le plateau tournant.

Mercredi, j’ai appris ma leçon et je fais mon gruau dans le plus grand bol qu’on possède. Je me tiens quand même pas trop loin du micro-ondes, on est jamais trop prudent. Au bout de cinq minutes, la moitié de mon gruau est encore dans le bol, mais l’autre moitié sur le plateau.

Jeudi, je reviens à la méthode classique, dans une casserole. Je finis de manger et me prépare à partir pour le bureau quand l’éclair de génie arrive! Par contre il ne vient pas de moi mais sort de la bouche de ma blonde, à moitié réveillée : pourquoi tu le fais pas dans le cuiseur à riz? Merde, pourquoi j’y ai pas pensé. Le récipient est grand, ça chauffe rapidement et ça ne peut pas coller.

Vendredi, grains et eau dans le cuiseur à riz, que je pars avec le couvercle juste pour que ça chauffe plus vite. Je l’enlève dès que ça bout vraiment, parce que je veux pas un gruau vapeur (peut-être que c’est bon, mais assez d’expériences pour une semaine). Au bout d’une vingtaine de minutes, c’est prêt et aussi bon que dans la casserole. En plus, ça ne demande aucune attention pendant la préparation.

Est-ce que tous ces efforts en valent la chandelle? Pour le goût, oui, vraiment. Pour la valeur nutritive, c’est strictement la même chose qu’un gruau à l’ancienne, en flocon, qui pourrait être préparé en 2 minutes au micro-ondes. Par contre, si on compare au gruau instantané, le gruau à l’irlandaise ne contient qu’un ingrédient, de l’avoine à grains entiers. Pas de sel ni de sucre d’ajouté. Le gruau instantané contient des quantités folles de sodium (200 mg par sachet) et de sucre(2 cuillères à thé). J’ajoute un peu de cassonade, mais je ne dépasse pas la cuillère à thé. La portion que je me sers contient donc environ 200 calories, 5 g de fibres, 6 g de protéines et 0 mg de sodium. Difficile de trouver mieux dans le rayon des céréales. Autre avantage : le coût. Mon paquet de 680 g m’a coûté 2$. Je pourrai donc préparer 17 portions (15, si on compte les deux dégats dans le micro-ondes). Le gruau instantané coûte 3$ pour 10 sachets. Si je voulais être encore plus cheap, le sac d’un kilo de gruau à l’ancienne, des flocons d’avoine est aussi 3$.


Je vais être honnête, les grenades que je manipule le plus souvent sont dans mon écran, à Call of Duty. Je n’ai jamais été vraiment attiré par les grenades (oui on dit grenade, pas pomme-grenade) à l’épicerie. 1) On retrouve tellement de produits à saveur de pomme grenades que j’en suis venu à penser que la grenade goute le bleh. 2) ça a l’air compliqué à ouvrir.

Mais… ma blonde voulait qu’on s’essaie à en ouvrir une, et une grenade s’est donc ramassée dans notre panier d’épicerie.

C’est un peu moins compliqué à ouvrir que je le pensais, mais ça reste le fruit qui demande le plus de travail

Il faut :

  • 1 couteau
  • 1 planche (si elle est en bois, recouvrez là de papier essuie-tout)
  • Un grand bol d’eau froide (mais pas trop, je vous explique pourquoi tantôt)
  • Une petite passoire avec un manche

Avertissement : la grenade est le fruit qui tache le plus de l’histoire des fruits! Recouvrez votre cuisine entière de papier journal, ou travaillez méticuleusement.

Pour l’ouvrir, on coupe le dessus et la base du fruit. C’est beaucoup moins dur à découper qu’il en a l’air. Ensuite, on fait des entailles comme si on voulait couper en quartier. Ne pas défaire en quartiers tout de suite. Il faut ensuite plonger la grenade dans l’eau et la séparer en quartier sous l’eau. En fait, tout le travail doit se faire sous l’eau pour deux raisons : pour ne pas (se) tacher, et parce que les pépins (la partie qu’on mange) coulent alors que l’écorce (la partie qu’on veut retirer) flotte. Il faut vraiment enlever toutes les membranes blanches, idéalement sans squisher les pépins rouges. Ça prendra du temps, c’est pourquoi il vaut mieux ne pas faire ça sous l’eau glacée.

L'écorce flotte, les pépins coulent au fond dès qu'on les sépare de l'écorce.

L’idée est en suite de repêcher tous les morceaux d’écorce avec la petite passoire. Une fois tous les déchets récupérés, il ne reste qu’à égoutter les pépins et voilà! De la grenade prête à manger.

C'est prêt!

Nutritionnellement parlant, c’est assez peu impressionnant. Une grenade apportera environ 1 tasse et demie à 2 tasses de pépins. En termes de glucides, de fibres, de vitamines, on est très proche de… 2 pommes. Comme on peut acheter une grenade pour 2,50$ si on est chanceux, et qu’une livre de pommes coute environ le même prix, disons qu’il faut être attiré par l’exotisme pour que ça soit un choix avantageux.

À part la manger à la cuillère, on peut l’utiliser n’importe où ou la canneberge serait de mise.

*oui, c’est une grenade, pas une pomme-grenade.


Un muffin* pour déjeuner, c’est pas génial. Par réflexe, j’aurais dit que ça manque de fibres, et de protéines, et d’apport en vitamines. Bref, que c’est incomplet, et probablement un peu trop riche en calories pour ce que ça satisfait.

Aujourd’hui, j’ai regardé avec un peu plus d’attention le tableau de valeur nutritive des muffins de Tim Hortons. C’est bien pire que ce que je m’imaginais. Un muffin aux brisures de chocolat, c’est 410 calories et 15 grammes de gras. Celui au triple-chocolat, c’est 450 calories et 16 grammes de gras.

Par comparaison, le déjeuner 2 oeufs, 3 tranches de bacon et petites patates du snack-bar de coin de rue, c’est aussi 410 calories. Ce déjeuner serait aussi plus riche en gras (27 g) mais apporterait également 5 fois plus de protéines (5 grammes dans les muffins, contre 27 grammes dans le déjeuner de snack-bar). Là où ça devient difficile de conseiller les 2 oeufs-bacon à la semaine longue, c’est à cause du sodium : 776 mg, si les patates ne sont pas salées après la cuisson.

En fait, chez Tim, presque n’importe quoi d’autre serait moins calorique que les muffins. Bien sûr, il y a le muffin faible en gras, qui contient 250 calories, mais les autres avoisinent les 350 à 450 calories. Grains entiers et framboises : 400 calories; son et raisins : 410!

Par comparaison, au même endroit, 2 beignes glacés à l’érable : 420 calories. Bagel nature au fromage à la crème : 404 calories.

Pour le reste des infos nutritionnelles : http://www.timhortons.com/ca/pdf/nutrition-guide-fr.pdf

Et en terminant, voulez-vous bien déjeuner chez vous! C’est pas vrai que c’est moins long d’attendre en file chez Tim que de se préparer deux toasts à la maison et d’attraper un fruit pour la route.

*Si vous préparez vos muffins à la maison et qu’il s’agit vraiment de muffins, pas de gâteaux emballés dans du papier, c’est une toute autre histoire.


À ce moment-ci, tout le monde a lu les titres de journaux “Aux États-Unis, la pizza est maintenant un légume”. Aucune idée qui a été le premier génie à écrire cette ligne, mais elle a été reprise par à peu près tout le monde qui a 4-5 lignes à remplir dans un journal. Le problème, c’est que ce n’est pas vrai.

Le Congrès américain n’a pas passé un “bill” nommant la pizza au titre de légume, entre la carotte et l’épinard. Non. C’est plutôt que, dans un document interminable qui traite de tout et n’importe quoi et que seuls les politiciens peuvent trouver logique, on trouve, à la section 743, un court texte sur l’utilisation des fonds pour le programme de lunchs dans les écoles.

On y lit qu’il serait interdit de modifier le règlement actuel en obligeant à mesurer les pâtes et purées de tomate au volume. En ce moment, un quart de tasse de pâte de tomate vaut une demi-tasse de légumes, ou une portion de légumes. Barack, et peut-être surtout Michelle Obama, voulaient changer cette règle pour qu’un quart de tasse soit un quart de tasse final bâton. Et bien le Congrès ne veut pas ça.

On lit donc aussi que les barèmes en sodium ne pourront pas être trop abaissés, et qu’il sera dans les faits très compliqué de mettre une cible de grains entiers. Autrement dit, les petits Américains mangeront encore beaucoup de cochonneries, et leurs parents pourront remercier leurs élus.

Le document entier se trouve ici: http://www.rules.house.gov/Media/file/PDF_112_1/Committee%20Jurisdiction%20Reports/CR2112%201114s.pdf

Merci au Washington Post d’enfin expliquer comme du monde cette histoire qui me semblait louche depuis le début : http://www.washingtonpost.com/blogs/ezra-klein/post/did-congress-declare-pizza-as-a-vegetable-not-exactly/2011/11/20/gIQABXgmhN_blog.html


Ma blonde est revenue de la bibliothèque l’autre jour avec trois livres de cuisine : Papilles pour tous, Appolo 2 et La croûte cassée. Le livre d’Appolo et celui de Chartier sont sans doute très bien, mais les chances que je prépare l’une des recettes majestueusement photographiées sont très très minces. Pourtant, mes compétences techniques ne sont pas trop mauvaises (heille, j’ai passé des heures et des heures à l’université dans des « laboratoires » qui étaient en fait des cuisine d’économie familiale ou bien une salle de production de cafétéria), j’aime cuisiner et je ne pourrais pas être plus sensibilisé à l’importance d’éviter le prêt-à-manger.

J’ai dans ma bibliothèque quelques livres qui s’adressent davantage à celui qui ne sait pas trop cuisiner qu’au groupie de grand chef. Les deux livres de Bob le Chef, Cook et Tout le monde peut cuisiner de Jamie Oliver sont de bons exemples de cette catégorie de livres.

Mon travail m’amène à parler à tous les jours à des gens qui ne cuisinent vraiment pas beaucoup. Mes anciens professeurs se désolent que les compétences culinaires se perdent chez les jeunes (et les moins jeunes, faut pas se le cacher). En ce sens, je considère que les auteurs de ces livres font un travail utile et même important. En effet, combien de mes chers lecteurs ont déjà consulté une nutritionniste? *criquets* Et combien possèdent encore le livre de recettes qui leur a donné le goût de cuisiner?

Ça contient quoi un livre qui donne le goût de cuisiner? En tous cas, pour moi, un livre qui est utile est un livre qui :

Contient beaucoup de recettes. Beaucoup de recettes de plats principaux.

Simple loi de la moyenne. Plus il y en a, meilleures sont les chances qu’il y en ait une qui fasse « j’veux essayer ça ». Trop de livres suivent une thématique weird, et contiennent le minimum de recettes qu’on peut publier sans appeler ça un magazine. Oui, Louis-François, c’est de toi que je parle.

Quelqu’un qui ne cuisine pas de plats principaux cuisinera encore moins d’accompagnements.

Parle un langage qu’on comprend

Encore à cause de l’enseignement que j’ai reçu, pour les sections  « marche à suivre », je suis fan de la « méthode Coup de pouce » : point-form, une action par point, des quantités claires d’ingrédients à utiliser.

Là où je préfère qu’un livre s’éloigne des règles classiques, c’est quand vient le temps d’indiquer les durées. Je sais bien que les temps de cuisson varient selon 38 facteurs, mais je préfère lire « cuire pendant 30 minutes » plutôt que « cuire jusqu’à une cuisson médium-saignant ». J’aime aussi mieux lire « faire sauter 2 minutes » plutôt que « faire blondir ».

Utilise des ingrédients beaux, bons, pas chers

Si j’achète des homards, c’est parce que je sais où je m’en vais avec mes crustacés. Même chose avec un carré d’agneau ou des topinambours. Par contre, pour des poitrines de poulet, du filet de porc ou des cubes de bœuf, il est très possible que je manque d’inspiration.

Aussi pour la personne qui est pas trop sûre de ses habilités culinaires, rater un bout de viande à 4,75$ c’est moins frustrant que si c’est LA pièce qu’il a fallu dénicher chez le boucher dans un autre fuseau horaire.

Indique les valeurs nutritives des recettes

Oui, mon jupon dépasse. Je ne retrouve à peu près jamais ces informations dans les livres de recettes. Pourtant, plusieurs magazines arrivent à calculer les valeurs de leurs recettes mois après mois. Il existe des logiciels qui se vendent autour de 20 $ et font vraiment l’affaire.

La croûte cassée répond à presque toutes mes exigences (pas d’analyse nutritionnelle). Avec Noël qui s’en vient, ça peut faire un cadeau pour cette personne qui ne cuisine jamais que vous connaissez. Oui, vous allez vous faire regarder d’un drôle d’œil. Vous aiderez peut-être à briser le cercle vicieux : je ne cuisine pas donc je n’achète pas de livres de cuisine donc je ne sais pas quoi cuisiner donc je ne cuisine pas.


Les boissons énergisantes deviennent des aliments. Ça ne fera peut-être pas la une des journaux, mais il s’agit d’une nouvelle qui n’est pas sans conséquences. Comme il a été annoncé la semaine passée, les règlements changent sur les boissons énergisantes.

Jusqu’ici, les boissons énergisantes étaient des produits de santé naturels. Comme si Red Bull, Monster, Rockstar et compagnie étaient des suppléments de vitamine B, enrichis de guarana et qui étaient carbonisés et sucrés seulement pour les rendre tolérable au goût. La dernière fois que j’ai regardé les X-games, je n’ai pas vu beaucoup d’athlètes commandités par Jamieson ou Adrien Gagnon.

En fait, les fabricants de boissons énergisantes ont profité d’un faille grave dans la réglementation des produits de santé naturels pour faire passer leurs boissons comme des suppléments.

Ce temps-là s’achève. Bien que plusieurs auraient aimé une réglementation encore plus vigoureuse. En fait, certains groupes auraient probablement aimé que le gouvernement interdise toutes ces boissons du diable. De mon côté, je crois que les modifications qui devront être apportés seront bénéfique sans que l’état se mêle de la composition de tout ce qui se vend sur nos tablettes.

Voici les changements imposés :

Limite de caféine

Les boissons énergisantes devront contenir moins de 180 mg de caféine par portion. Comme les canettes sont de plus en plus grandes, Santé Canada a bien vu en déterminant qu’une canette, c’est une portion, peu importe la taille de la canette. Cependant, parmi les boissons les plus populaires, la teneur en caféine tourne autour de 160 mg par canette de 500 ml. Aucune modification à prévoir pour ces boissons. Par contre, cette modification met en lumière le fait qu’on puisse maintenant ajouter de la caféine à n’importe quelle boisson. Je vous prédis un milkshake caféiné avant 2013.

Étiquetage

La quantité de caféine devra être clairement indiquée. Certaines boissons donnaient des informations si peu claire, par exemple en indiquant que la boisson contient 2500 mg de « mélange énergisant », mélange composé de tout et n’importe quoi. Également, il faudra mettre des avertissements disant que la boisson n’est pas recommandée pour les enfants, les femmes enceintes et ceux qui sont sensibles à la caféine. Comme le disait Seinfeld dans son monologue sur son costume de Superman pour l’Halloween : « J’adore le concept d’un enfant assez stupide pour croire que la cape de Superman lui permet de voler, mais assez prudent pour lire l’emballage pour vérifier si il n’y a pas d’indication l’en empêchant ».

Aussi, les boissons contenant de la caféine et de l’alcool seront interdites. Vous savez, ces boissons qui ne sont pas acceptées par Santé Canada, mais qui sont tout de même vendues dans ces petites boutiques louches et échappant à tout contrôle, ces boutiques nommées SAQ! Bye-bye Octane 8.0 et Rockstar à la vodka.

Un aspect qui n’est pas mentionné dans le document de Santé Canada est l’interdiction d’ajouter certaines vitamines. En effet, au Canada, on ne peut ajouter n’importe quel nutriment à n’importe quel aliment. Si le règlement sur les aliments et drogues n’est pas modifié, les boissons énergisantes ne pourraient contenir, au mieux, que de la vitamine C, de l’acide folique, de la thiamine, du fer et du potassium.

Enfin, dans les publicités, on ne pourra plus indiquer à quoi servent les boissons. Red Bull ne pourra plus finir sa pub par : « … aide à restaurer ou maintenir un état d’éveil… ».

Qu’on le veuille ou pas, les boissons énergisantes sont sur tablettes pour y rester. Avec ces modifications, Santé Canada les ramène là où elles auraient toujours dû être, dans la catégorie des aliments.

Ajout:  @LeDrKin posait la question rhétorique sur twitter “à quand va-t-on imposer une limite à Starbucks, Second Cup et Tim Hortons?” L’opinion publique s’indigne qu’on vende des boissons énergisantes à gauche à droite. Mais j”en entend peu s’inquiéter des conconctions sucrées et caféinées vendues dans les cafés.  On a moins peur de ce qu’on connait, sans doute. Pourtant, selon les nouveaux règlements, les café filtres de Starbucks, en format 12 oz et plus: bye-bye. Café du Tim de plus de 18 oz, café glacé de plus de 12 oz au même endroit: bye-bye également. Qu’on veuille protéger les ados à casquette qui sortent du dépanneur avec leur Monster, tant mieux. Mais faudrait pas oublier les adolescentes qui peuplent les Starbucks de centres d’achats.


Mettriez-vous du glaçage à gâteau sur les toasts de vos enfants? Pourtant, plusieurs font pareil, voire pire.

Nutella a toujours fait des publicités un peu limite. À en croire leurs annonces, le Nutella, c’est de la santé à étendre sur nos toasts, et si une maman n’en beurre pas les tranches de pains de ses petits le matin, adieu espoir de les voir graduer. Je ne me formalise plus tellement de ces pubs, après tout, on s’attend tous à une saine dose de bullshit dans une annonce.

Par contre, ce matin, l’article de Marie Allard sur Cyberpresse m’a fait avaler mon café de travers. On y apprend que pour la rentrée, Nutella a fait publier, avec certains magazines, une brochure publicitaire donnant des conseils sur le petit déjeuner. Jusqu’ici, rien pour me faire sourciller. Mais là ou l’équipe de relations publique à réussi un coup de génie, c’est qu’ils ont réussi à s’associer à une nutritionniste, Karine Lévy. Elle croit ne pas faire la publicité du produit, puisque son rôle se limite à encourager les parents à faire en sorte que leur petit déjeune le matin.

On comprend pourquoi Nutella a voulu s’associer à une nutritionniste. Mais dans l’autre sens, pourquoi une nutritionniste a accepté l’offre de Nutella? Seule Karine Lévy pourrait nous le dire. Une autre chose à noter sur madame Lévy, c’est qu’elle assure l’intérim du poste de communications à l’OPDQ, l’ordre professionnel des diététistes du Québec. C’est à ce titre, qu’elle dénonçait en janvier 2011 les publicités qui sèment la confusion chez le consommateur. Ça ne s’invente pas (lien youtube, le vidéo n’est pas de moi)!

Quand Isabelle Huot s’associe à un pain de grains entiers ou à des producteurs de légumes, personne ne peut s’en plaindre. Ces associations n’engagent que sa réputation et Isabelle a toujours su s’associer à des produits difficilement attaquables.

Quand Isabelle Charest (qui est nutritionniste, en plus d’être médaillée olympique), s’associe à McDonalds pour un programme donnant accès aux cuisines McDo à des mamans canadiennes, ça peut surprendre. En bout de ligne, Isabelle Charest mène son entreprise personnelle comme elle le veut. Si elle croit tirer profit de cette entente, tant mieux pour elle.

Par contre, quand une personne qui a toujours été très proche de son ordre professionnel, et qui est à l’emploi de l’ordre au moment-même où la publicité est publiée, ce n’est plus seulement sa réputation qui est en jeu, mais celle de toute la profession.

Ce qui me fait capoter, ce n’est pas que Nutella, s’associe à une nutritionniste, c’est normal qu’ils fassent tout en leur possible pour vendre le plus de Nutella possible.

Ce qui me déçoit, c’est qu’une nutritionniste offre sa crédibilité à un produit qui ne la mérite pas, sous aucun prétexte.

Ce qui me met hors de moi, c’est que l’Ordre, qui emploie cette même nutritionniste, n’y voit pas de problème.

En complément au premier article de Marie Allard, un deuxième article a été publié en après midi. La nutritionniste Alexandra Leduc, qui a travaillé avec la journaliste explique que nutritionnellement parlant, le glaçage à gâteau se compare avantageusement au Nutella.

Duncan Hines, si jamais tu veux faire une pub, donne-moi un coup de fil. Trop d’enfants ne mangent pas assez de collations et ton crémage peut faire partie d’une collation équilibrée. Si on met le glaçage sur une pomme, avec un bout de fromage, c’est une délicieuse collation, que je n’hésiterai pas à recommander*. En plus mon ordre dit que c’est correct.

*en fait, mon niveau d’hésitation sera inversement proportionnel au montant sur le chèque que vous m’enverrez. Faut bien que je monnaie ma réputation avant que d’autres ne fassent trop baisser les prix en s’associant à n’importe quoi.

Je vais y aller de quelques suppositions :

1)      Une grosse majorité d’enfants (et d’adultes) aiment le Nutella

2)      Une grosse majorité de parents proposent du Nutella à leurs enfants, à une fréquence plus ou moins grande

3)      Une grosse majorité de parents file parfois cheap de mettre du chocolat sur les toasts de ses enfants et essaie de leur faire manger autre chose de temps en temps

Maintenant, dans leur magazine préféré, Monsieur et Madame Parent vont voir que

1)      Au moins, notre enfant déjeune, il n’est pas comme les 31 % d’enfants qui déjeune pas

2)      Heille, le Nutella, c’est pas si pire, c’est fait avec des noisettes pis du cacao et ça apporte de l’énergie

3)      Heille, c’est vraiment pas si pire, y’a même une nutritionniste qui le dit

Samedi à l’épicerie, Monsieur et Madame Parent, vont peut-être prendre un autre pot de Nutella, parce que faudrait surtout pas que le petit ne déjeune pas.

Ce ne sont pas des suppositions en l’air. TOUTES les mamans que je connais un peu m’ont demandé au moins une fois « le Nutella, c’tu correct d’en donner à mes enfants ». Ma réponse tourne autour : « Non! C’est mettre du gras pis du sucre sur une toast. Mais si tu veux donner des toasts au chocolat à ton enfant, ça te regarde. »

Du Nutella, ce n’est pas des noisettes écrasées avec un peu de cacao. C’est du sucre, de l’huile de palme modifiée, des noisettes, du cacao, du lait écrémé en poudre, du lactosérum en poudre de la lécithine de soya et de la vanilline.

C’est très bon au goût, pas de débat là-dessus. Je trouvais exagérée en début d’année les campagnes qui proposaient d’interdire le Nutella. Si on regarde le tableau de valeur nutritive, chaque cuillérée à table apporte 100 calories (source d’énergie qu’ils disaient), 6 grammes de lipides dont 2 grammes de gras saturés. On y retrouve aussi 11 g de sucre.

On s’entend que c’est rien qui va rendre votre enfant malade sur le champ. Une toast beurrée et tartinée de confiture apportera sensiblement les mêmes nutriments. Mais c’est rien de recommandable, loin de là.


Pour manger plus de légumes, il faut acheter plus de légumes. Au supermarché, c’est moyennement excitant. Même si des efforts sont faits pour mettre de l’avant des légumes en informant et en renseignant les consommateurs, notamment chez IGA, ça reste une allée un peu bleh. Moi le premier, quand je fais mes achats de légumes à l’épicerie, ça reste les mêmes 4-5 légumes qui sont achetés, dans des quantités très conservatrices.

C’est pourquoi, dès que le début de l’été, c’est au marché des jardiniers, à La Prairie que je vais acheter mes légumes. C’est ma blonde, native de la rive sud qui m’a fait connaitre la place. Je pourrais faire croire que c’est pour encourager les producteurs d’ici, le savoir-faire québécois et tout le tra-la-la (ce que je finis par faire) mais mes vrais motifs sont moins nobles : ça me fait manger plus de légumes!

La plus grande variété, pouvoir choisir parmi une plus grande quantité d’un même légume, le format des paniers proposés et les bas prix font qu’on achète plus de légumes. En plus, pour des raisons que je ne m’explique pas encore, les légumes achetés au marché se conservent mieux que ceux de l’épicerie. On ne fait pas qu’acheter plus de légumes, on en mange plus.

Encore plus l’fun qu’aller au marché de légumes, aller cueillir ses légumes! Chez nous, on aime les courges mais en trouver à l’épicerie relève souvent de la quête du Graal. Il est pas rare de ne trouver que 2 courges spaghetti  et 3 butternut.

Solution : le centre d’interprétation de la courge à St-Joseph-du-lac!

25 $ de courges!

On y était allés l’année passée, et on s’était promis d’y retourner plus tôt dans la saison cette année. Quelques conseils d’un vieux pro maintenant :

1-      Allez-y tôt dans la saison. On nous dit que ça ouvre à la fête du Travail. Plus tard, les champs sont presque vidés.

2-      Allez-y tôt le matin, surtout si c’est encore le temps des pommes. En repartant de là-bas, la circulation était pare-choc à pare-choc à partir de l’autoroute 13.

3-      Habillez-vous chaudement, fait frette en campagne.

Clairement pas assez habillé pour la température.

4-      Amenez vos enfants, ou empruntez-en. Les courges poussent sur le sol, ce qui rend l’activité pas mal plus facile et moins dangereuse que la cueillette de pommes. Et si vous avez un ptit gars, un seul mot va le convaincre : brouette!

5-      Si les spécimens que vous trouvez dans le champ ne vous conviennent pas, vous pouvez remplir rapidement votre brouette au « marché de la courge »

Pas le goût de vous salir les mains dans le champs? Y'a le marché de la courge.

6-      Posez des questions. Le personnel est composé de vrais experts de la courge. Comment cuisiner une Grey Ghost? Comment éplucher un Turban d’Aladin sans se couper un doigt, on a eu toutes nos réponses.

Les plants de courges sont identifiés. Reste à se rappeler des noms rendu à la maison.


Gagnez 16 lbs en un mois facilement, demandez-moi comment. Je pense que je vais m’imprimer des autocollants et macarons.

J’ai passé une semaine de mes vacances en Floride avec ma blonde, invités par ma belle-sœur et son mari à leur maison de Boynton Beach, au nord de Fort Lauderdale. Au retour, on blaguait sur le poids que j’avais gagné, parce que, pendant la semaine, j’ai mangé comme un Floridien, c’est-à-dire, beaucoup et tout le temps. D’un jeudi à l’autre, j’ai pris 4 lbs.

Comme nutritionniste, c’est évidemment à moi qu’est revenue la tâche de faire l’épicerie. En fait, j’ai plutôt crié « C’EST MOI QUI VA À L’ÉPICERIE! » dès qu’il manquait quoi que ce soit dans le frigo. J’aime ça, moi, les épiceries. Mes visites m’ont fait remarquer 3-4 choses. Je ne ferai pas le sociologue du dimanche et faire croire que ces observations expliquent tel ou tel problème des Américains. Si il y avait des punchs à la fin des phrases, ça serait un monologue de Seinfeld.

Le peu de compétition

Dans le coin où on était, aller au supermarché veut dire aller au Target, au Walmart ou au Publix. Du lot, seul Publix est un véritable supermarché, qui ne vend pas de Xbox, huile à moteur et vêtements pour toute la famille. Dans les villes aux alentours, sur les autoroutes, je n’ai pas remarqué une affiche, ou un camion d’une autre épicerie. Ici, on a au moins l’illusion de compétition avec les Super C, Métro, Loblaws, Maxi, et IGA…

En une semaine, je n’ai pas remarqué une boucherie, ni un marchand de fruit. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas, juste que si ils existent, ces commerces sont difficilement accessibles. Si j’habitais l’endroit, et que comme tout le monde je prenais les highways et les grands boulevards pour me rendre du travail à la maison, je fréquenterais probablement uniquement le Publix et le Target.

Les Supercenters, qui seront bientôt dans toutes les banlieues québécoises donnent lieu à des promotions croisées un peu surprenantes. Chez Target, à l’achat d’un sac de Doritos et du jeu pour consoles Madden 2010 on obtenait 10 $ de rabais. Chips et jeux vidéo, le secret d’une jeunesse en santé.

Enfin, la vague écolo ne semble pas avoir touché les supermarchés de la Floride. Ce que j’aurais mis dans 2 sacs réutilisables, le commis place tout ça dans une dizaine de sacs en plastiques. Un mini-melon : 2 sacs!

De la compétition là où on ne s’y attend pas

Le beau-frère et moi sommes descendus à Miami pour voir un match des Marlins. L’équipe est pourrie, ils annonçaient un orage (qui a finit par retarder le match de presque 2 h) alors on a pu acheter des billets pour presque rien. Plus d’argent à mettre sur la bière et les cochonneries! Un hot-dog dans un stade de balle, y’a rien de meilleur. Essayant d’être raisonnable (on venait de souper) j’ai choisi le plus petit hot-dog disponible, c’est-à-dire, le Jumbo Dog, avec une saucisse plus grosse que tout ce qu’on retrouve dans nos supermarchés. 100 % boeuf, plus gras et salé que tous les hot-dogs de Belle Province. Avoir été plus ambitieux, j’aurais pu y aller pour un hot-dog de 12 pouces, avec l’option de le recouvrir de chili et de sauce à nachos. Y’a des gens qui sortent du stade avec des brûlements d’estomac, je comprends pas pourquoi.

Aller voir un match de hockey ou football, au Québec, c’est souvent boire de la bière insipide et d’une seule marque. Au Dolphin stadium, les vendeurs de bière crient : « Bud Light, Coors Light, Miller Light, Heineken! ». Jamais de la vie au stade McGill, on nous laisserait l’option entre une Labatt Bleue ou une Molson Ex. En se promenant un peu dans le stade (et avec un match retardé par le déluge, on a le temps en masse), je suis tombé sur un kiosque qui proposait aussi de la Yuengling, de la Blue Moon (vendue ici sous le nom Rickard’s White) une autre blanche, 2 IPA et une noire. Au centre Bell, on a encore le choix entre la Molson Ex et la Molson M. Aussi, au Dolphin Stadium, toutes les bières sont le même prix. Ça me semblait une aubaine, à 7 $ le verre, jusqu’à ce que je retourne au supermarché. Un six-pack de Miller light coûte 6 $.

Une multitude de formats

Le même produit se vend en tellement de formats différents, c’est à en perdre la tête. Le Dr Pepper que je cherchais était disponible en canettes de 355 ml, en mini-canettes de 225 ml, en bouteilles de 355 ml, en bouteilles de 500 ml, en bouteilles de 710 ml et en 2 L. C’est finalement pour des canettes de 355 ml que j’ai opté, principalement parce qu’elles étaient cute. Maintenant, voici la démonstration que mon cerveau est un moron. 355 ml, c’est exactement la quantité d’une canette régulière. Une cannette régulière, c’est beaucoup de boisson gazeuse, habituellement, ma blonde et moi, on partage une canette. Le docteur Poivre met sa boisson dans une bouteille plutôt qu’une canette, et hop, j’en bois 3 dans une journée sans même y penser.

La salubrité!

Je sais que c’est pour se protéger d’éventuelles poursuites, mais j’ai toujours trouvé exagéré la petite ligne en bas des menus disant que manger de la viande pas suffisamment cuite peut être dangereux pour la santé. Cette fois-ci, un serveur m’a gentiment expliqué que le restaurant ne servait pas de steaks saignants « company’s policy ». Le fait est qu’en Floride, on peut conduire une moto sans casque, mais pas manger son steak trop saignant sans se faire faire la morale.

Le yogourt…

Je fais une consommation immodérée de yogourt, même en vacances. J’adore les yogourts américains. J’ai bien essayé d’en rapporter dans mes valises, mais parait que ça se transporte mal. Pourquoi je m’énerve autant pour des yogourts vendus sous les mêmes 2 marques qu’ici? 1) les formats : je mange généralement 2 pots de 100 g par occasion. Un, c’est pas assez, et 2, c’est un peu trop. Magie! Les pots américains font 170 g pour les unités et 115 g pour ceux vendus en multi-packs. 2) les saveurs : on m’a déjà dit qu’au Québec, ce qui se vend, c’est fraises et que toutes les saveurs un peu marginales sont des flops. Je me suis donc bourré la face de yogourts à la key lime pie, à la tarte au citron, à la crème à l’orange, à l’ananas épicé, au pina colada… Visiblement aux USA, on a pas peur des saveurs acidulées.

Enfin, un des fléaux sur nos tablettes, c’est l’espace pris par les yogourts sans gras, sans sucre. De l’eau gélatinée avec un peu de calcium, quoi. Même si aux USA, une grande proportion des yogourts  est sans gras (le reste étant 99 % fat free, ce qui sonne beaucoup mieux que 1 % de gras) je n’ai pas remarqué un seul yogourt sans sucre. Le sans gras, il y a toujours moyen de s’en accommoder. Les édulcorants, par contre, viennent trop souvent gâcher le gout des yogourts.

Si on revient à mon 4 lbs de gain, comment l’expliquer? Après ce billet, facile : juste trop de bouffe. Trop de calories liquides (bières, boissons gazeuses et sweet tea), finir tout ce qu’on me sert et diminution de l’activité physique. Tous les déplacements se font en voiture, toujours stationné à côté de la porte et des journées passée à profiter du soleil à la piscine ou à la plage… ça donne ce que ça donne.


J’habite désormais la Rive-Sud de Montréal. Ce qui me donne la chance de voir, lire, observer, étudier les panneaux publicitaires en bordure du pont Jacques-Cartier matin et soir. J’apprends donc que des compagnies d’assurances, y’en a une trâlée, et que, manifestement, pour annoncer une chaine de radio, une photo des animateurs, c’est ça qu’il faut.

Le dernier panneau qui a attiré mon attention annonce un livre de recettes sans gluten. Première réaction : cool un livre pour les gens qui ont la maladie coeliaque. C’est une maladie auto-immune qui fait en sorte que le corps réagit contre une protéine du blé, le gluten. Lorsqu’une personne coeliaque mange un aliment qui en contient, elle développe des symptômes gastro-intestinaux reliés à la destruction des cellules de la paroi de l’intestin.Ce n’est pas une allergie, mais plutôt une intolérance. On ne comprend pas bien ses causes, et il n’existe aucun traitement.

Les personnes atteintes de la maladie coeliaque doivent donc éviter toute source de gluten. Pas de pain de blé, pas de pâtes alimentaires, rien qui soit fait avec de la farine. Jusqu’ici, c’est plate, mais ça pourrait se gérer. Là où ça se complique, c’est qu’on retrouve du gluten dans une quantité folle d’aliments préparés. Les personnes atteintes de la maladie coeliaque doivent donc apprendre à lire et décoder les listes d’ingrédients de tout ce qu’ils mangent. Plusieurs vont donc décider de cuisiner leurs aliments eux-mêmes, à partir d’ingrédients sécuritaires. D’autres finissent par avoir une diète très monotone. Du steak et des patates, ça ne contient pas de gluten, mais on peut se tanner vite. Apprendre qu’on a la maladie coeliaque, c’est une dure nouvelle. En ce sens, un livre de recettes spécialement conçu peut être une belle idée.

Par contre, les estimations veulent qu’au Québec, on compte 76 000 personnes coeliaques (données de la fondation québécoise de la maladie coeliaque). Et mettons que de ce nombre, la moitié habite la région de Montréal. L’éditeur aurait donc acheté un super panneau pour aller rejoindre 38 000 personnes? Allons donc. Ça vaut combien un panneau comme celui-là?

Pour des raisons que je m’explique mal, certains gourous autoproclamés de la nutrition ont décidé que le gluten, c’était le diable pour tout le monde. Comme si, parce que certains sont allergiques aux noix, ce serait probablement mieux que tous évitent les noix. La diète d’une personne atteinte de la maladie coeliaque est complexe, et je ne vois pas pourquoi on choisirait de la suivre sans en être atteint soi-même ou sans vivre avec une personne coeliaque.

Cela dit, cette mode du sans gluten a des bons côtés. La variété d’aliments sans gluten disponible dans les grandes chaines de supermarchés n’a jamais été aussi grande, et c’est tant mieux pour ceux qui n’ont pas le choix de consommer ces produits. Il y a pas si longtemps, je dirigeais mes patients coeliaques vers des boutiques spécialisées où on trouvait, à prix d’or, quelques produits sécuritaires pour eux. Je souhaite seulement que lorsque la mode sera passée, il existera encore des produits pour les 76 000 personnes atteintes.

La fondation québécoise de la maladie coeliaque propose des recettes ainsi que toutes les ressources nécessaires pour vivre avec la maladie coeliaque.




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