Conférence sur les allergies
J’ai assisté vendredi dernier à la très glamour conférence internationale sur les allergies alimentaires et la protection du consommateur, présentée par Initia.
Parce que vous mourrez de savoir ce qui s’y est dit, voici mon petit résumé des conférences du vendredi (alors Steph, tu vois bien que je peux tweeter ET ne rien manquer des conférences). Je n’ai pas pu assister à celles du jeudi, qui étaient axées sur le diagnostic et les traitements cliniques, parce qu’il faut bien travailler des fois.
Mise à jour sur la réglementation d’étiquetage des allergènes alimentaires et sur l’étiquetage préventif au Canada par Samuel Godefroy
À la lecture du programme, c’était cette conférence qui m’a poussé à m’inscrire à l’événement. Samuel Godefroy est le DG de la Direct des aliments et de la Direction générale des produits de santé et des aliments de Santé Canada. Un brillant présentateur. Malheureusement, comme chaque fois que j’ai vu une présentation donnée par quelqu’un de Santé Canada, le support visuel était une horreur. 30 lignes de texte, des cliparts (!) qui n’ont aucun lien avec le sujet de la diapo (!!).
La réglementation sur la déclaration des allergènes est en train de changer. On s’enligne vers une déclaration obligatoire des allergènes prioritaires dans la liste d’ingrédient ou dans une liste qui suit la liste d’ingrédients.
Aussi, un ménage est en train de se faire dans les mentions préventives d’allergènes. Ce qu’on appelle plus communément le « peut contenir ». En ce moment, c’est le fouillis. « peut contenir », « peut contenir des traces de », « peut avoir été en contact avec », « fabriqué dans une usine qui traite aussi » sont toutes des mentions qui sont utilisées. Pour le consommateur allergique, c’est la confusion totale et des résultats de sondages montrent que certains en viennent à perdre confiance envers toutes ces mentions.
On s’enligne vers une seule mention : « Peut contenir [nom de l’allergène]». Simple, efficace, on aime.
Autres points à retenir :
- La moutarde devient un allergène prioritaire
- L’avoine continue à être considérée une source de gluten
L’évaluation par Todd Harper
La présentation infopub du jour. Il en faut toujours une. Cette fois-ci, c’est monsieur Haper, de General Mills qui a décidé que c’était correct de donner deux trois informations que tout le monde connait à travers un flot de bons sentiments et de logos des marques de l’entreprise. Merci General Mills.
Progrès et défis dans l’analyse des allergènes et du gluten dans les aliments par Terry Koerner
La conférence technique du jour. Il y a visiblement des débats sur quelles méthodes devraient être utilisées pour détecter les allergènes. Cependant, monsieur Koerner a mentionné presque en passant, qu’il existe un produit qu’on pourrait considérer comme un tueur de gluten. Il est utilisé dans l’industrie brassicole pour clarifier certaines bières. Des chercheurs étudient l’efficacité de ce produit dans la destruction du gluten dans un modèle intestinal. On aurait donc un « lactaid » pour le gluten. Piste intéressante, même si ce n’était pas du tout le cœur de la présentation.
Un régime alimentaire sans gluten : comprendre et commercialiser un créneau en pleine croissance par Shelley Case
Madame Case est une nutritionniste qui a écrit plusieurs livres pour le grand public sur la diète sans gluten. Une boule d’énergie qui partage généreusement son expertise en consultation après de patients cœliaques.
Le sujet de l’avoine est revenu. Malgré que la littérature montre que les patients cœliaques peuvent consommer jusqu’à une demi-tasse d’avoine pure ou presque pure sans manifester de réaction, dans la vraie vie, l’avoine vendu est souvent contaminé par des quantités impressionnantes de gluten. (l’avoine en tant que telle n’en contient pas, mais les équipements qui sont utilisés pour la traiter la contamine souvent). Il existe toutefois quelques marques fiables.
La diète sans gluten est en train de devenir une diète à la mode. Parait qu’une des animatrices de The View en a fait sa nouvelle bataille. Madame Case ne s’offusque pas de cette popularité de cette diète chez les non-cœliaques, de nouveaux produits pourraient être mis en marché pour profiter de ce créneau. Mais elle ne croit pas que ce sera une tendance lourde, la diète est difficile à suivre, les produits sans gluten actuels ne sont pas tous des délices et les non-cœliaques n’en sentiront aucun bénéfice.
Nouvelles opportunités dans le développement de produits sans allergènes, une aventure de trois années sans arachides par Josephine S. Tan
Une conférence donnée par la Directrice Qualité de Pepsico; je m’attendais au pire, après l’infopub de l’avant-midi. J’ai été agréablement surpris par madame Tan. Même si chaque diapo portait le logo Pepsico, le ton n’était pas « voyez comment Pepsico sauve les vies des allergiques en offrant des collations bla bla bla ». Au contraire, le thème était plutôt : voici comment un produit sans arachide peut arriver sur les tablettes. En gros, il faut pour l’entreprise développer un trouble obsessif-compulsif autour des arachides.
Industrie des services alimentaires : rôle et opportunités dans la gestion des allergies et de l’intolérance au gluten par Marilyn Allen
Madame Allen donne de la formation aux gestionnaires de services alimentaires et à leur personnel. Pour les personnes allergiques, manger au restaurant c’est mettre sa vie entre les mains du personnel. La personne a beau poser toutes les questions possibles, bien expliquer la situation, il reste qu’à la fin, sa sécurité dépends des réponses données par la personne faisant le service et des manipulations sécuritaires en cuisine.
Le haut taux de roulement du personnel dans les services alimentaires demeure une problématique importante dans la gestion des allergènes. Tout est parfait le lendemain d’une formation auprès du personnel en place, mais si 3 mois plus tard la moitié du personnel a changé, tout est à recommencer. C’est pourquoi l’approche privilégiée est de revoir les processus en entier afin de les rendre applicables même par le plus nouveaux des employés.
La journée s’est terminée par un panel de discussion. Le panel était composé de 4 anglophones et 2 francophones. Au pif, la salle était remplie à 75% de francophones. Malgré la traduction instantanée, la discussion est demeurée des plus chaotiques.
Au total, une conférence qui n’a pas de thème, ça donne une journée un peu décousue, à part pour «L’avoine, cette incomprise ». Des présentations de bon calibre (à part l’infopub), certaines vont me pousser à lire un peu plus sur l’intolérance au gluten. Pour mon quotidien, j’attendrai de voir le texte final des réglementations sur la déclaration des allergènes et sur les mentions préventives des allergènes.
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Lettre à Galen
Bonjour Galen,
Je te tutoie; ça fait si longtemps que tu viens me jaser de façon si décontractée dans mon salon, je présume que tu ne m’en tiendras pas rigueur.
Tu lis les journaux comme moi, tu sais donc que la semaine passée, le regroupement des ordres professionnels des pharmaciens à travers le Canada a recommandé à ses membres de cesser la vente de produits de santé naturels qui n’ont pas été approuvés par Santé Canada Les quelques pharmaciens qui travaillent encore dans les Loblaws devront donc cesser de vendre des comprimés, poudres, ampoules et autres élixirs non-approuvés. Cela me semble juste et bon.
Par contre, dans les autres rangées de tes magasins s’immiscent de plus en plus de produits de santé naturels. Pas sous forme de comprimés, poudres ou ampoules mais plutôt sous forme de compotes, jus, boissons, bref sous forme d’aliments. À part le Red Bull, qui porte fièrement son numéro NPN, je ne suis pas sûr que TOUS ces produits aient reçu l’approbation de Santé Canada.
En l’absence d’un ordre professionnel des épiciers, je crois qu’en tant que président exécutif des Compagnies Loblaws Limitée, le plus grand groupe de vente au détail en alimentation, tu es la personne qui a le plus la capacité d’imposer une directive semblable dans tes magasins. T’as pas à t’inquiéter, un mois après la directive, les produits visés seront de retour, sous le nom d’aliments, avec des emballages conformes. On ne verra plus de mentions nous promettant une meilleure santé sur les aliments sans en avoir les preuves, mais je pense qu’on peut tous vivre avec ça.
Alors le ménage des tablettes, c’est pour quand?
Cordialement,
Jonathan Fontaine
Nutritionniste
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Les publicités pour attirer les jeunes dans un domaine d’étude ou un autre sont en général poches. Ou très poches. Je pense à celle avec le monsieur de Loft Story/Montréal-Québec qui joue ces temps-ci: http://www.toutpourreussir.com/fr/. Quand le porte-parole utilise le terme « ton magnifique potentiel… » je décroche.
Quelqu’un (j’ai oublié qui, je m’excuse) a cité le lien pour une autre campagne avec des objectifs très semblables: http://www.sauvedesvies.com/.
Avec un titre aussi pompeux, je m’attendais au pire. Mais non, c’est pas mal bon. En gros on essaie d’encourager les jeunes à faire carrière dans les disciplines de la santé. J’en ai profité pour regarder la fiche de diététiste-nutritionniste, titre officiel qu’on porte quand c’est vos taxes qui paient notre salaire.
http://www.sauvedesvies.com/#/fiche-metier/dietetiste
Je n’ai travaillé qu’une petite année dans le réseau de la santé, mais la description me semble assez juste. Le site est très factuel, sans tomber dans la surenchère de bons sentiments; avec des liens vers les associations pertinentes; pas trop de fla-fla. Je pense que le site peut être utile pour quiconque est en prise de décision « qu’est-ce que je vais faire de ma vie ».
Il faut noter que les conditions de travail décrites ne s’appliquent qu’au réseau de la santé et services sociaux et que ce n’est pas seulement l’Université Laval qui offre la formation, mais aussi McGill et Montréal. C’est d’ailleurs à Montréal que j’ai étudié. Je crois comprendre que le site a été bâti pour le 418. D’ailleurs un concours s’adressant aux résidents du Village de Régis désirant étudier en santé offre la chance de gagner des bourses d’études. Y’aura des jaloux dans le reste du Québec. Les bourses sont réparties 50-50 entre les gars et les filles. Il y a tellement peu de gars qui s’inscrivent en santé que leurs chances de gagner sont plutôt bonnes.
Alors le jeune, si tu fais pas la file pour prendre la bus, et que tu veux contrecarrer les méfaits de la surconsommation de poutine Ashton en travaillant en santé, inscris-toi! Et si tu veux connaître ce que c’est d’être nutritionniste hors des milieux traditionnels, lis mon blogue. Régulièrement!
(L’Ordre, est-ce que j’ai mes points dans la colonne « favoriser la relève »?)
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Déclaration de conflit d’intérêt potentiel: en plus de beaucoup aimer St-Hubert, il s’agit d’un des comptes sur lesquels j’ai le plus travaillé en marketing nutritionnel lorsque j’étais chez Enzyme.
Premier essai de commande pour emporter chez St-Hubert depuis l’arrivée de leurs nouveaux contenant plus écolos.
Au comptoir, il est indiqué que les ustensiles jetables sont disponibles sur demande seulement. Plus de ptites serviettes mouillées (booooh), mais plus non plus de sachets de sel inutiles ni de fourchettes molles (yé!). Sérieusement, qui veut ajouter du sel sur son St-Hubert?
La boîte est supposément plus petite qu’avant. Vous me direz qu’au contraire, elle est beaucoup plus grosse. La boite contient un repas et une entrée d’ailes de poulet. Cette boîte est combien plus petite qu’avant? À l’œil, c’est difficile à dire.
Une fois ouvert, fini le styrofoam. Le contenant à salade de chou et son couvercle sont en plastique 1. Le contenant de sauce est maintenant en carton un peu plastifié, et le couvercle en plastique 6. Au Québec ça se recycle pas le 6 il me semble. L’assiette de styrofoam a été remplacée par une barquette en carton un peu plastifié/ciré. La barquette où sont placées les ailes de poulet était déjà en carton auparavant.
Une fois le repas terminé, la barquette de carton a bien tenu le coup, elle n’est pas trop imbibée de gras. Faut dire que le Club Burger n’est pas le plat le plus dégoulinant du menu. Autre constat : y’en a donc bien de la sauce! Mais je sais que certains la boivent aux point d’en commander des doubles portions.
Après un rinçage modérément consciencieux, les contenants à salade et à sauce ont l’air recyclable. La barquette de carton pour les ailes aussi. La barquette principale, c’est dur à dire. Il reste un peu de gras imbibé en surface. J’me dis que ça passe quand même. (si vous croyez que je mets en péril l’industrie du recyclage dans la région de Montréal, vous avez jusqu’à mercredi pour m’envoyer un commentaire, histoire que je puisse enlever le carton coupable du bac).
J’ai aucune idée des coûts supplémentaires associés à ce changement. Par contre, pour l’expérience client, je n’y vois que du positif. Les contenants actuels sont aussi performants que les anciens en plus d’être presque tous recyclables. On trouve un couvercle pour la sauce recyclable au Québec maintenant? Et les concurrents, vous prévoyez quoi?
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Ce matin La Presse propose un dossier intitulé « Passer sa vie au régime ». Les publicités m’avaient interpellé puisque mon premier emploi en nutrition a été dans un laboratoire de recherche qui s’intéressait aux composantes métaboliques de la perte de poids chez les femmes post-ménopausées. Beaucoup des participantes de nosprojets de recherche avaient en effet passée leur vie au régime.
Lecture rapide en déjeunant et je me dis : intéressant, bien fouillé, mais ça part en tous les sens.
Résumés très grossiers
Régimes en série : les régimes, ça marche pas, les femmes devraient s’accepter comme elles sont et développer une relation saine avec la bouffe.
La jungle de l’industrie de l’amaigrissement : la majorité des femmes étant insatisfaite de leur poids, une industrie énorme de solutions miracle s’est créée, offrant des produits au mieux inefficaces, au pire, dangereux.
Les bons points de l’embonpoint : des études épidémiologiques montrerait que l’embonpoint ne serait pas néfaste pour la santé. Cependant, l’obésité et particulièrement l’obésité abdominale serait dommageable.
Le gym ne fait pas le poids : l’activité physique, aussi bénéfique soit-elle pour la santé aurait peu ou pas d’effet sur le poids.
En finissant ma dernière gorgée de café, j’essaie de trouver le « take home message » de ce dossier. Sur le coup Jo le cynique a le goût de conclure : les recherches montrent tout et son contraire. Il m’a fallu un peu de temps de digestion pour formuler ma pensée sur ce dossier et sur la perte de poids en général.
Je me la joue donc gourou pour une fois et vous propose ma vision de la perte de poids.
Si votre poids nuit à votre qualité de vie, faites y de quoi.
Si y faire de quoi nuit d’avantage à votre qualité de vie que votre poids le faisait, cessez.
Tant qu’à y faire de quoi, voyez donc des professionnels. Le monsieur avec un sarrau sur la bouteille de pilules n’est pas un professionnel.
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Si vous n’êtes pas familier avec Twitter, vous pouvez passer au prochain article. Je ne suis pas capable de bien expliquer Twitter à part que c’est comme si Facebook se résumait à la ligne d’état.
Alors, ceux qui restent, si vous ne me suivez pas encore, je suis @nutritionniste et je crois être le nutritionniste avec le plus de followers au Québec. (Comme disait Chris Benoit « Prove me wrong! »).
Juste avant les fêtes un peu tanné de toutes les pubs de Molson M vantant son processus de microgazéification (patent pending!), je décide d’en acheter un 6-pack pour en juger par moi-même. Ça goute la bière mais pouache on dirait qu’elle est flat. Je fais donc ce que tout adulte raisonnable muni d’une connexion internet ferait dans ce genre de situation : j’ouvre mon tweetdeck et je tape quelquechose du genre : Molson M le secret de la microgazéification c’est d’la bière flat. Très peu de temps après @MolsonFerg me demande en anglais ce que veut dire flat. Je lui explique c’est la même chose en québécois et en anglais. On finit par avoir une courte conversation en DM. Sympathique monsieur, qui m’informe sur 2-3 produits Molson.
Ensuite c’est @MolsonDouglas qui vient me jaser en français. Me disant que c’est plate que je l’ai pas aimée et me demandant si je vais essayer la Creemore Springs et la Rickards Dark. Je lui explique que j’avais déjà goûté la Creemore mais qu’elle était très dûre à trouver et que j’avais l’intention d’essayer la Dark. Il me répond en me demandant mes coordonnées pour qu’il puisse m’envoyer une liste des bars servant la Creemore et un 6 pack de Rickards Dark. Première journée après les fêtes, ding dong, une livraison de bière au bureau!
Hier un débat éclate sur Twitter. Une question de la plus haute importance :@Ericsamson et @BobleChef entre autres, se questionnent sur le ketchup chez McDo. Est-il vraiment plus sucré que le Heinz au supermarché? Je propose qu’on lance la question à @McD_Canada, le compte corporatif de McDo Canada. @BobleChef pense qu’on n’aura pas de réponse. Quelques heures plus tard, @McD_Canada nous revient, en français: après vérifications auprès du fournisseur, c’est le même ketchup.
Pourquoi j’en fais un cas? Beaucoup de marques, grandes et petites, traitent twitter comme un autre outil de spam. Molson et McDo, au lieu de ne faire que du « ma marque est bonne, ma marque est la meilleure » font des vrais échanges avec leur audience.
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Début janvier c’est la période propice aux résolutions, donc au début des démarches de perte de poids, donc au retour des publicités exploitant la perte de poids. Sans porter attention plus qu’il faut je suis tombé sur deux annonces de circonstance.
Nautilus se lance dans les diètes miracles.
Nautilus a lancé un programme appelé 10/4, annoncé à la radio par Claude Poirier. Le début de la pub est plutôt drôle. Là où ça se gâte pour moi c’est lorsque le programme est expliqué : c’est un programme avec entraineur et nutritionniste pour perdre 10 livres en 4 semaines. Selon le site web, cette perte se fait sainement.
Je ne doute pas que les gens qui s’inscriront à ce programme perdront du poids. Ce dont je doute, c’est que cette perte se fasse si sainement. Et je ne suis pas un apôtre du « il faut s’accepter quelle que soit son apparence ». Si un client n’aime pas sa silhouette, il a tous les droits de prendre les moyens pour la modifier.
Par contre, l’idée de chiffrer la perte à atteindre me fatigue. Tellement de femmes (oui c’est surtout des femmes) accordent déjà une importance ridicule au chiffre sur la balance. Cette publicité ne fait que renforcer cette obsession. Petite nouvelle : votre poids, on ne le voit pas, c’est votre shape qu’on voit. Et celle-ci n’est pas nécessairement le reflet de votre poids. Surtout pas dans une fourchette de 10 livres.
L’autre aspect qui me fait douter que la démarche soit tout à fait saine est le facteur temps. 4 semaines pour arriver aux résultats, ça met une pression sur 3 personnes : l’entraineur, la nutritionniste et le client. L’entraineur et la nutritionniste, c’est pas si grave c’est leur job. Et 10 livres en 4 semaines c’est pas non plus le défi du siècle pour des pros, regardez ce que font les athlètes qui doivent faire la pesée. Mais ça implique de prendre des raccourcis, tourner les coins ronds et tout mettre sur les techniques de perte de poids.
La personne qui ressent sûrement le plus de pression, c’est le client. Dans la dernière semaine, combien de client vont sauter des repas, manger que de la salade et de la soupe à l’eau pour faire le poids? Tout ça, pour changer le chiffre de la dizaine sur la balance. Wou-hou!
Taco Bell a trouvé sa Jared.
Christine n’aimait pas sa shape. Au lieu de s’inscrire au programme 10/4, elle a continué à manger au service à l’auto de Taco Bell, mais elle en choisissant les articles « Fresco » et a fait d’autres modifications à son alimentation. Elle a mangé 1250 kcal par jour au lieu de 1750 et au bout de 2 ans elle a perdu 54 livres et gagné un lucratif (je présume) contrat avec Taco Bell. La pub télé que j’ai vue à la télé américaine en regardant le football est tellement étrange qu’on dirait qu’elle a été faite par la gang de The Onion.
Ce genre de témoignage montre une chose importante : pour perdre du poids, il faut trouver une méthode qui correspond à son mode de vie. La Christine mangeait au service à l’auto à la semaine longue. Elle ne s’est pas dit : « c’t’année je vais cuisiner des repas végétariens faibles en calories et encourager l’économie locale. » Elle a continué à manger du fast food, mais en remplaçant la crème sûre et le fromage à nachos pour des tomates en dés. Ça a marché. Pour elle. La personne à la maison qui ne mange pas vraiment de fast food mais qui décide de se mettre à manger au Taco Bell pour perdre du poids risque d’avoir des résultats différents.
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Cette photo accompagnée de la question « Pourquoi toutes les chaînes de restauration ne font pas pareil ?» a circulé pas mal ces derniers jours sur twitter.
Ma réponse courte : parce que c’est couteux et pas vraiment avantageux. Analyser le contenu en nutriment d’un aliment composé, c’est complexe. Aussi, vous regardez bien, chaque burger contient environ 35% de l’apport en calories recommandé et 60% de l’apport en gras recommandé. Et on ne parle pas ici d’une chaine de burger graisseux. Burgerville, c’est la plus grano-écolo-locale des chaines de burgers. C’est aussi des burgers pas mal plus chers que ce que les autres chaînes nous proposent habituellement. L’identité même de Burgerville tourne autour d’ingrédients de meilleure qualité et une information transparente. Il faut noter que Burgerville n’est présente que dans les états de Washington et de l’Orégon. Le coin en haut à gauche des États-Unis, où on retrouve le plus de granos, le plus de Subarus, le moins de gros et le moins de fumeurs (de cigarettes) aux États-Unis. Un coin où la clientèle est ouverte à ce genre de trucs.
Ce genre de coupon de caisse, c’est le wet dream d’un nutritionniste? Technologiquement, oui. La job de création puis de maintien de la base de données nécessaire à l’impression des informations sur chaque reçu m’émeut. Rien de moins. Mais comme offensive de santé publique, je ne suis pas convaincu. C’est bien beau d’avoir les chiffres, mais est-ce que quelqu’un va vraiment annuler sa commande une fois qu’il aura lu le reçu? Combien de temps étudiez-vous vos reçus au resto de burgers?
Pour permettre des choix informés, l’information devrait être disponible avant l’achat. Comme à l’épicerie. Ce n’est pas tout le monde qui sait lire les étiquettes ou qui veut les lire. Mais pour ceux qui le veulent et le peuvent, l’information est là au moment de faire le choix. Pas après que la transaction soit terminée.
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J’ai tout mangé mon Asana
Nouvelle année, nouveau thème visuel pour le blogue. On verra combien de temps je vais endurer celui-ci.
Tout juste avant les fêtes, Yoplait m’avait envoyé mon premier cadeau de Noël. Au lieu du Père Noël sur son traineau, c’est plutôt un courrier dans son camion qui m’a apporté au bureau le joli sac girly contenant une quantité industrielle de yogourt Asana, le nouveau yogourt spécialement conçu pour les femmes de 40 ans et plus.
Me voilà donc un vrai blogueur, quelqu’un à qui les entreprises envoient des quossins dans l’espoir qu’il en parle sur son blogue.
Après avoir goûté à toutes les saveurs qui m’ont été envoyées voici mon appréciation : côté goût, c’est correct, même bon. Je trouve la texture un peu liquide à mon goût. Là où je vois une lacune, c’est dans la variété de saveurs. Les fabricants de yogourts nous ont habitués à des saveurs de plus en plus disjonctées Pour Asana, Yoplait à choisi des valeurs sûres. J’ai gouté à celui aux fraises, aux pêches et à la vanille. Toutes des bonnes saveurs, mais un peu blah.
Si Asana ne gagnera pas de médaille pour le meilleur goût, son contenu en calcium et en vitamine D est intéressant. La plupart des yogourts réguliers contiennent environ 10% de l’apport quotidien recommandé par petit pot. Asana en contient 20%. Tous les yogourts de Yoplait contiennent maintenant 15% de vitamine D par petit pot, Asana aussi. De plus, Asana contient un concentré de protéines de lait, commercialisé sous le nom MBP (milk basic protein) qui, selon les études que j’ai pu parcourir, aident à ralentir la résorption osseuse et augmentent la densité osseuse lorsque pris de façon régulière. Cependant, je n’ai pas pu trouver d’études montrant son efficacité chez les femmes de 40 ans et plus, la cible visée par le marketing de ce produit.
Autre point positif pour Asana, il est sucré avec… du sucre! Pas d’édulcorants qui goûtent le chimique. Encore plus fou, il contient du gras, mais pas beaucoup.
Au final, c’est un yogourt ordinaire mais riche en calcium. À mon avis, il s’agit d’un produit pertinent pour ceux qui ne consomment pas suffisamment de calcium. Et ce groupe dépasse largement les femmes de 40 ans et plus. Ça aurait facilement pu être un yogourt pour adolescents, qui sont en train de bâtir leur squelette. Ou pour à peu près n’importe quel adulte, si on se fie aux études montrant une sous-consommation de calcium chez à peu près tous les groupes d’âge.
Est-ce que je vais en acheter? Oui, quand il sera en spécial. Le goût est en général ce qui me fait choisir un yogourt. À 4,99$ pour le format de 8 pots de 100g, faudra qu’il soit en promotion pour me le faire mettre dans mon panier. De toute façon, c’est pas un yogourt pour moi, n’est-ce pas?
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Pulled pork à la mijoteuse
En cette veille de Noël, je vous propose exceptionnellement une recette. C’est clairement pas une recette du temps des fêtes, mais de quoi qui dépanne quand on sait plus quoi manger rendu en janvier. Petit secret, je ne suis pas vraiment né dans le sud des États-Unis, donc les puristes, ne me jetez pas de tomates, c’est une version assez facile pour un mardi. Et Christina, ne sois pas fâchée si ma recette ne respecte pas le modèle « Coup de pouce ».
Avant de partir chasser votre porc, évaluez bien la capacité de votre mijoteuse. Une épaule de porc, ça coute presque rien, on se la joue macho, on veut un morceau de viande gros comme la Terre mais faut quand être capable de refermer la mijoteuse.
Aussi, vous n’avez pas besoin de moi pour vous dire que c’est le festival du gras et du sel, maias c’est tellement bon.
Ingrédients
Une épaule de porc
1 tasse et demi de sauce BBQ commerciale (une sauce pas trop liquide, de la consistance du ketchup idéalement)
2-3 cuillères à table de vinaigre de vin rouge
sauce très piquante, au gout
3-4 carottes en morceaux
2-3 oignons en morceaux
Mettre tout ça dans la mijoteuse pour 8-10 heures.
Aller travailler.
Revenir du travail et humer le bonheur dans la maison.
Sortir l’épaule de porc de la mijoteuse, et la « déballer ». Étape un peu dégueue, mais la couenne, le gras et l’os s’ôtent très facilement.
Faire mijoter dans une casserole les jus récupérés dans le fond de la mijoteuse.
Pendant que ça mijote, défaire la viande avec 2 fourchettes.
Quand les jus ont épaissis, ajouter la viande.
Être heureux.
Manger les restes en sandwich toute la semaine.
Joyeux Noël à tout le monde, en particulier à ceux qui ont participé sur ce blogue cette année.
Je suis encore une recrue dans l’écriture de quossins sur le web. Alors Joyeux Noël à Cat, Mat, Esther, Bob, Francis, Flo, Doum, Josianne, la gang de Yoplait, Viki, Pascale, Nancy, Eric, Simon, Eve, Anne-Marie, Geneviève, Dino et Anne-So.
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