Des fois, les planètes s’alignent pour me faire acheter quelque chose. J’avais jamais osé acheter un contenant de gruau à l’irlandaise. Mais dans la même semaine, le gruau a fait l’objet d’une chronique à l’Épicerie et il y avait un rabais fou sur le gruau à l’épicerie.

Premièrement, du gruau à l’irlandaise, de quessé? Ce n’est pas à base de patate ni arrosé de whiskey. Appelé en anglais « steel-cut » et étrangement nommé gruau coupe épointé sur le paquet que j’ai acheté, il s’agit seulement de grains d’avoines coupés en petits morceaux. Au lieu des petits flocons écrasés par des rouleaux ça donne des petits grains, gros comme la moitié d’un grain de riz environ.

Gruau à l'irlandaise, ou steel-cut ou coupe épointée

Le problème avec ce type de gruau, c’est qu’il est long à cuire. Habitués au gruau instantané… vous allez trouver ça long longtemps, c’est environ 25 à 30 minutes de mijotage si on suit les instructions du paquet.

Dans le reportage de l’Épicerie, un chercheur de l’institut de recherche et développement sur les aliments expliquait qu’on pouvait préparer le gruau à l’irlandaise au micro-ondes, en environ 20 minutes. J’ai donc essayé les deux méthodes. Récapitulatif de ma semaine :

Lundi : je sors la petite casserole, mesure l’eau, fait bouillir, mesure les grains, les fait cuire, mélange frénétiquement, et attend, et attend, et attend… ça gonfle, ça mousse, ça a l’air du yable, mais 30 minutes plus tard, mon gruau est prêt. Et c’est vraiment bon. Plus goûteux que celui en flocons, plus onctueux aussi, avec un peu de croquant quand on attrape des partie de l’écorce du grain Heureusement qu’en décembre le traffic est pas trop mal, un retard pour cause de gruau, je sais pas comment c’est vu au bureau.

Mardi, je me dis que si ils l’ont dit à L’Épicerie, ça doit être que c’est vrai, non? Je mesure mon eau et mon gruau et place tout ça dans un bol à céréales que je recouvre de saran wrap. Part le micro-ondes pour 18 minutes et continue ma routine du matin. Je reviens voir l’avancement de mon déjeuner. Dégât total, en gonflant, ça a fait décoller le saran wrap et mon gruau est maintenant en train de croûter sur le plateau tournant.

Mercredi, j’ai appris ma leçon et je fais mon gruau dans le plus grand bol qu’on possède. Je me tiens quand même pas trop loin du micro-ondes, on est jamais trop prudent. Au bout de cinq minutes, la moitié de mon gruau est encore dans le bol, mais l’autre moitié sur le plateau.

Jeudi, je reviens à la méthode classique, dans une casserole. Je finis de manger et me prépare à partir pour le bureau quand l’éclair de génie arrive! Par contre il ne vient pas de moi mais sort de la bouche de ma blonde, à moitié réveillée : pourquoi tu le fais pas dans le cuiseur à riz? Merde, pourquoi j’y ai pas pensé. Le récipient est grand, ça chauffe rapidement et ça ne peut pas coller.

Vendredi, grains et eau dans le cuiseur à riz, que je pars avec le couvercle juste pour que ça chauffe plus vite. Je l’enlève dès que ça bout vraiment, parce que je veux pas un gruau vapeur (peut-être que c’est bon, mais assez d’expériences pour une semaine). Au bout d’une vingtaine de minutes, c’est prêt et aussi bon que dans la casserole. En plus, ça ne demande aucune attention pendant la préparation.

Est-ce que tous ces efforts en valent la chandelle? Pour le goût, oui, vraiment. Pour la valeur nutritive, c’est strictement la même chose qu’un gruau à l’ancienne, en flocon, qui pourrait être préparé en 2 minutes au micro-ondes. Par contre, si on compare au gruau instantané, le gruau à l’irlandaise ne contient qu’un ingrédient, de l’avoine à grains entiers. Pas de sel ni de sucre d’ajouté. Le gruau instantané contient des quantités folles de sodium (200 mg par sachet) et de sucre(2 cuillères à thé). J’ajoute un peu de cassonade, mais je ne dépasse pas la cuillère à thé. La portion que je me sers contient donc environ 200 calories, 5 g de fibres, 6 g de protéines et 0 mg de sodium. Difficile de trouver mieux dans le rayon des céréales. Autre avantage : le coût. Mon paquet de 680 g m’a coûté 2$. Je pourrai donc préparer 17 portions (15, si on compte les deux dégats dans le micro-ondes). Le gruau instantané coûte 3$ pour 10 sachets. Si je voulais être encore plus cheap, le sac d’un kilo de gruau à l’ancienne, des flocons d’avoine est aussi 3$.


Je vais être honnête, les grenades que je manipule le plus souvent sont dans mon écran, à Call of Duty. Je n’ai jamais été vraiment attiré par les grenades (oui on dit grenade, pas pomme-grenade) à l’épicerie. 1) On retrouve tellement de produits à saveur de pomme grenades que j’en suis venu à penser que la grenade goute le bleh. 2) ça a l’air compliqué à ouvrir.

Mais… ma blonde voulait qu’on s’essaie à en ouvrir une, et une grenade s’est donc ramassée dans notre panier d’épicerie.

C’est un peu moins compliqué à ouvrir que je le pensais, mais ça reste le fruit qui demande le plus de travail

Il faut :

  • 1 couteau
  • 1 planche (si elle est en bois, recouvrez là de papier essuie-tout)
  • Un grand bol d’eau froide (mais pas trop, je vous explique pourquoi tantôt)
  • Une petite passoire avec un manche

Avertissement : la grenade est le fruit qui tache le plus de l’histoire des fruits! Recouvrez votre cuisine entière de papier journal, ou travaillez méticuleusement.

Pour l’ouvrir, on coupe le dessus et la base du fruit. C’est beaucoup moins dur à découper qu’il en a l’air. Ensuite, on fait des entailles comme si on voulait couper en quartier. Ne pas défaire en quartiers tout de suite. Il faut ensuite plonger la grenade dans l’eau et la séparer en quartier sous l’eau. En fait, tout le travail doit se faire sous l’eau pour deux raisons : pour ne pas (se) tacher, et parce que les pépins (la partie qu’on mange) coulent alors que l’écorce (la partie qu’on veut retirer) flotte. Il faut vraiment enlever toutes les membranes blanches, idéalement sans squisher les pépins rouges. Ça prendra du temps, c’est pourquoi il vaut mieux ne pas faire ça sous l’eau glacée.

L'écorce flotte, les pépins coulent au fond dès qu'on les sépare de l'écorce.

L’idée est en suite de repêcher tous les morceaux d’écorce avec la petite passoire. Une fois tous les déchets récupérés, il ne reste qu’à égoutter les pépins et voilà! De la grenade prête à manger.

C'est prêt!

Nutritionnellement parlant, c’est assez peu impressionnant. Une grenade apportera environ 1 tasse et demie à 2 tasses de pépins. En termes de glucides, de fibres, de vitamines, on est très proche de… 2 pommes. Comme on peut acheter une grenade pour 2,50$ si on est chanceux, et qu’une livre de pommes coute environ le même prix, disons qu’il faut être attiré par l’exotisme pour que ça soit un choix avantageux.

À part la manger à la cuillère, on peut l’utiliser n’importe où ou la canneberge serait de mise.

*oui, c’est une grenade, pas une pomme-grenade.


Un muffin* pour déjeuner, c’est pas génial. Par réflexe, j’aurais dit que ça manque de fibres, et de protéines, et d’apport en vitamines. Bref, que c’est incomplet, et probablement un peu trop riche en calories pour ce que ça satisfait.

Aujourd’hui, j’ai regardé avec un peu plus d’attention le tableau de valeur nutritive des muffins de Tim Hortons. C’est bien pire que ce que je m’imaginais. Un muffin aux brisures de chocolat, c’est 410 calories et 15 grammes de gras. Celui au triple-chocolat, c’est 450 calories et 16 grammes de gras.

Par comparaison, le déjeuner 2 oeufs, 3 tranches de bacon et petites patates du snack-bar de coin de rue, c’est aussi 410 calories. Ce déjeuner serait aussi plus riche en gras (27 g) mais apporterait également 5 fois plus de protéines (5 grammes dans les muffins, contre 27 grammes dans le déjeuner de snack-bar). Là où ça devient difficile de conseiller les 2 oeufs-bacon à la semaine longue, c’est à cause du sodium : 776 mg, si les patates ne sont pas salées après la cuisson.

En fait, chez Tim, presque n’importe quoi d’autre serait moins calorique que les muffins. Bien sûr, il y a le muffin faible en gras, qui contient 250 calories, mais les autres avoisinent les 350 à 450 calories. Grains entiers et framboises : 400 calories; son et raisins : 410!

Par comparaison, au même endroit, 2 beignes glacés à l’érable : 420 calories. Bagel nature au fromage à la crème : 404 calories.

Pour le reste des infos nutritionnelles : http://www.timhortons.com/ca/pdf/nutrition-guide-fr.pdf

Et en terminant, voulez-vous bien déjeuner chez vous! C’est pas vrai que c’est moins long d’attendre en file chez Tim que de se préparer deux toasts à la maison et d’attraper un fruit pour la route.

*Si vous préparez vos muffins à la maison et qu’il s’agit vraiment de muffins, pas de gâteaux emballés dans du papier, c’est une toute autre histoire.


À ce moment-ci, tout le monde a lu les titres de journaux "Aux États-Unis, la pizza est maintenant un légume". Aucune idée qui a été le premier génie à écrire cette ligne, mais elle a été reprise par à peu près tout le monde qui a 4-5 lignes à remplir dans un journal. Le problème, c’est que ce n’est pas vrai.

Le Congrès américain n’a pas passé un "bill" nommant la pizza au titre de légume, entre la carotte et l’épinard. Non. C’est plutôt que, dans un document interminable qui traite de tout et n’importe quoi et que seuls les politiciens peuvent trouver logique, on trouve, à la section 743, un court texte sur l’utilisation des fonds pour le programme de lunchs dans les écoles.

On y lit qu’il serait interdit de modifier le règlement actuel en obligeant à mesurer les pâtes et purées de tomate au volume. En ce moment, un quart de tasse de pâte de tomate vaut une demi-tasse de légumes, ou une portion de légumes. Barack, et peut-être surtout Michelle Obama, voulaient changer cette règle pour qu’un quart de tasse soit un quart de tasse final bâton. Et bien le Congrès ne veut pas ça.

On lit donc aussi que les barèmes en sodium ne pourront pas être trop abaissés, et qu’il sera dans les faits très compliqué de mettre une cible de grains entiers. Autrement dit, les petits Américains mangeront encore beaucoup de cochonneries, et leurs parents pourront remercier leurs élus.

Le document entier se trouve ici: http://www.rules.house.gov/Media/file/PDF_112_1/Committee%20Jurisdiction%20Reports/CR2112%201114s.pdf

Merci au Washington Post d’enfin expliquer comme du monde cette histoire qui me semblait louche depuis le début : http://www.washingtonpost.com/blogs/ezra-klein/post/did-congress-declare-pizza-as-a-vegetable-not-exactly/2011/11/20/gIQABXgmhN_blog.html


Ma blonde est revenue de la bibliothèque l’autre jour avec trois livres de cuisine : Papilles pour tous, Appolo 2 et La croûte cassée. Le livre d’Appolo et celui de Chartier sont sans doute très bien, mais les chances que je prépare l’une des recettes majestueusement photographiées sont très très minces. Pourtant, mes compétences techniques ne sont pas trop mauvaises (heille, j’ai passé des heures et des heures à l’université dans des « laboratoires » qui étaient en fait des cuisine d’économie familiale ou bien une salle de production de cafétéria), j’aime cuisiner et je ne pourrais pas être plus sensibilisé à l’importance d’éviter le prêt-à-manger.

J’ai dans ma bibliothèque quelques livres qui s’adressent davantage à celui qui ne sait pas trop cuisiner qu’au groupie de grand chef. Les deux livres de Bob le Chef, Cook et Tout le monde peut cuisiner de Jamie Oliver sont de bons exemples de cette catégorie de livres.

Mon travail m’amène à parler à tous les jours à des gens qui ne cuisinent vraiment pas beaucoup. Mes anciens professeurs se désolent que les compétences culinaires se perdent chez les jeunes (et les moins jeunes, faut pas se le cacher). En ce sens, je considère que les auteurs de ces livres font un travail utile et même important. En effet, combien de mes chers lecteurs ont déjà consulté une nutritionniste? *criquets* Et combien possèdent encore le livre de recettes qui leur a donné le goût de cuisiner?

Ça contient quoi un livre qui donne le goût de cuisiner? En tous cas, pour moi, un livre qui est utile est un livre qui :

Contient beaucoup de recettes. Beaucoup de recettes de plats principaux.

Simple loi de la moyenne. Plus il y en a, meilleures sont les chances qu’il y en ait une qui fasse « j’veux essayer ça ». Trop de livres suivent une thématique weird, et contiennent le minimum de recettes qu’on peut publier sans appeler ça un magazine. Oui, Louis-François, c’est de toi que je parle.

Quelqu’un qui ne cuisine pas de plats principaux cuisinera encore moins d’accompagnements.

Parle un langage qu’on comprend

Encore à cause de l’enseignement que j’ai reçu, pour les sections  « marche à suivre », je suis fan de la « méthode Coup de pouce » : point-form, une action par point, des quantités claires d’ingrédients à utiliser.

Là où je préfère qu’un livre s’éloigne des règles classiques, c’est quand vient le temps d’indiquer les durées. Je sais bien que les temps de cuisson varient selon 38 facteurs, mais je préfère lire « cuire pendant 30 minutes » plutôt que « cuire jusqu’à une cuisson médium-saignant ». J’aime aussi mieux lire « faire sauter 2 minutes » plutôt que « faire blondir ».

Utilise des ingrédients beaux, bons, pas chers

Si j’achète des homards, c’est parce que je sais où je m’en vais avec mes crustacés. Même chose avec un carré d’agneau ou des topinambours. Par contre, pour des poitrines de poulet, du filet de porc ou des cubes de bœuf, il est très possible que je manque d’inspiration.

Aussi pour la personne qui est pas trop sûre de ses habilités culinaires, rater un bout de viande à 4,75$ c’est moins frustrant que si c’est LA pièce qu’il a fallu dénicher chez le boucher dans un autre fuseau horaire.

Indique les valeurs nutritives des recettes

Oui, mon jupon dépasse. Je ne retrouve à peu près jamais ces informations dans les livres de recettes. Pourtant, plusieurs magazines arrivent à calculer les valeurs de leurs recettes mois après mois. Il existe des logiciels qui se vendent autour de 20 $ et font vraiment l’affaire.

La croûte cassée répond à presque toutes mes exigences (pas d’analyse nutritionnelle). Avec Noël qui s’en vient, ça peut faire un cadeau pour cette personne qui ne cuisine jamais que vous connaissez. Oui, vous allez vous faire regarder d’un drôle d’œil. Vous aiderez peut-être à briser le cercle vicieux : je ne cuisine pas donc je n’achète pas de livres de cuisine donc je ne sais pas quoi cuisiner donc je ne cuisine pas.


Les boissons énergisantes deviennent des aliments. Ça ne fera peut-être pas la une des journaux, mais il s’agit d’une nouvelle qui n’est pas sans conséquences. Comme il a été annoncé la semaine passée, les règlements changent sur les boissons énergisantes.

Jusqu’ici, les boissons énergisantes étaient des produits de santé naturels. Comme si Red Bull, Monster, Rockstar et compagnie étaient des suppléments de vitamine B, enrichis de guarana et qui étaient carbonisés et sucrés seulement pour les rendre tolérable au goût. La dernière fois que j’ai regardé les X-games, je n’ai pas vu beaucoup d’athlètes commandités par Jamieson ou Adrien Gagnon.

En fait, les fabricants de boissons énergisantes ont profité d’un faille grave dans la réglementation des produits de santé naturels pour faire passer leurs boissons comme des suppléments.

Ce temps-là s’achève. Bien que plusieurs auraient aimé une réglementation encore plus vigoureuse. En fait, certains groupes auraient probablement aimé que le gouvernement interdise toutes ces boissons du diable. De mon côté, je crois que les modifications qui devront être apportés seront bénéfique sans que l’état se mêle de la composition de tout ce qui se vend sur nos tablettes.

Voici les changements imposés :

Limite de caféine

Les boissons énergisantes devront contenir moins de 180 mg de caféine par portion. Comme les canettes sont de plus en plus grandes, Santé Canada a bien vu en déterminant qu’une canette, c’est une portion, peu importe la taille de la canette. Cependant, parmi les boissons les plus populaires, la teneur en caféine tourne autour de 160 mg par canette de 500 ml. Aucune modification à prévoir pour ces boissons. Par contre, cette modification met en lumière le fait qu’on puisse maintenant ajouter de la caféine à n’importe quelle boisson. Je vous prédis un milkshake caféiné avant 2013.

Étiquetage

La quantité de caféine devra être clairement indiquée. Certaines boissons donnaient des informations si peu claire, par exemple en indiquant que la boisson contient 2500 mg de « mélange énergisant », mélange composé de tout et n’importe quoi. Également, il faudra mettre des avertissements disant que la boisson n’est pas recommandée pour les enfants, les femmes enceintes et ceux qui sont sensibles à la caféine. Comme le disait Seinfeld dans son monologue sur son costume de Superman pour l’Halloween : « J’adore le concept d’un enfant assez stupide pour croire que la cape de Superman lui permet de voler, mais assez prudent pour lire l’emballage pour vérifier si il n’y a pas d’indication l’en empêchant ».

Aussi, les boissons contenant de la caféine et de l’alcool seront interdites. Vous savez, ces boissons qui ne sont pas acceptées par Santé Canada, mais qui sont tout de même vendues dans ces petites boutiques louches et échappant à tout contrôle, ces boutiques nommées SAQ! Bye-bye Octane 8.0 et Rockstar à la vodka.

Un aspect qui n’est pas mentionné dans le document de Santé Canada est l’interdiction d’ajouter certaines vitamines. En effet, au Canada, on ne peut ajouter n’importe quel nutriment à n’importe quel aliment. Si le règlement sur les aliments et drogues n’est pas modifié, les boissons énergisantes ne pourraient contenir, au mieux, que de la vitamine C, de l’acide folique, de la thiamine, du fer et du potassium.

Enfin, dans les publicités, on ne pourra plus indiquer à quoi servent les boissons. Red Bull ne pourra plus finir sa pub par : « … aide à restaurer ou maintenir un état d’éveil… ».

Qu’on le veuille ou pas, les boissons énergisantes sont sur tablettes pour y rester. Avec ces modifications, Santé Canada les ramène là où elles auraient toujours dû être, dans la catégorie des aliments.

Ajout:  @LeDrKin posait la question rhétorique sur twitter "à quand va-t-on imposer une limite à Starbucks, Second Cup et Tim Hortons?" L’opinion publique s’indigne qu’on vende des boissons énergisantes à gauche à droite. Mais j"en entend peu s’inquiéter des conconctions sucrées et caféinées vendues dans les cafés.  On a moins peur de ce qu’on connait, sans doute. Pourtant, selon les nouveaux règlements, les café filtres de Starbucks, en format 12 oz et plus: bye-bye. Café du Tim de plus de 18 oz, café glacé de plus de 12 oz au même endroit: bye-bye également. Qu’on veuille protéger les ados à casquette qui sortent du dépanneur avec leur Monster, tant mieux. Mais faudrait pas oublier les adolescentes qui peuplent les Starbucks de centres d’achats.


Pour manger plus de légumes, il faut acheter plus de légumes. Au supermarché, c’est moyennement excitant. Même si des efforts sont faits pour mettre de l’avant des légumes en informant et en renseignant les consommateurs, notamment chez IGA, ça reste une allée un peu bleh. Moi le premier, quand je fais mes achats de légumes à l’épicerie, ça reste les mêmes 4-5 légumes qui sont achetés, dans des quantités très conservatrices.

C’est pourquoi, dès que le début de l’été, c’est au marché des jardiniers, à La Prairie que je vais acheter mes légumes. C’est ma blonde, native de la rive sud qui m’a fait connaitre la place. Je pourrais faire croire que c’est pour encourager les producteurs d’ici, le savoir-faire québécois et tout le tra-la-la (ce que je finis par faire) mais mes vrais motifs sont moins nobles : ça me fait manger plus de légumes!

La plus grande variété, pouvoir choisir parmi une plus grande quantité d’un même légume, le format des paniers proposés et les bas prix font qu’on achète plus de légumes. En plus, pour des raisons que je ne m’explique pas encore, les légumes achetés au marché se conservent mieux que ceux de l’épicerie. On ne fait pas qu’acheter plus de légumes, on en mange plus.

Encore plus l’fun qu’aller au marché de légumes, aller cueillir ses légumes! Chez nous, on aime les courges mais en trouver à l’épicerie relève souvent de la quête du Graal. Il est pas rare de ne trouver que 2 courges spaghetti  et 3 butternut.

Solution : le centre d’interprétation de la courge à St-Joseph-du-lac!

25 $ de courges!

On y était allés l’année passée, et on s’était promis d’y retourner plus tôt dans la saison cette année. Quelques conseils d’un vieux pro maintenant :

1-      Allez-y tôt dans la saison. On nous dit que ça ouvre à la fête du Travail. Plus tard, les champs sont presque vidés.

2-      Allez-y tôt le matin, surtout si c’est encore le temps des pommes. En repartant de là-bas, la circulation était pare-choc à pare-choc à partir de l’autoroute 13.

3-      Habillez-vous chaudement, fait frette en campagne.

Clairement pas assez habillé pour la température.

4-      Amenez vos enfants, ou empruntez-en. Les courges poussent sur le sol, ce qui rend l’activité pas mal plus facile et moins dangereuse que la cueillette de pommes. Et si vous avez un ptit gars, un seul mot va le convaincre : brouette!

5-      Si les spécimens que vous trouvez dans le champ ne vous conviennent pas, vous pouvez remplir rapidement votre brouette au « marché de la courge »

Pas le goût de vous salir les mains dans le champs? Y'a le marché de la courge.

6-      Posez des questions. Le personnel est composé de vrais experts de la courge. Comment cuisiner une Grey Ghost? Comment éplucher un Turban d’Aladin sans se couper un doigt, on a eu toutes nos réponses.

Les plants de courges sont identifiés. Reste à se rappeler des noms rendu à la maison.




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